DES FILATURES. 9^
est munie d’un bouton p, et est retenue par deux pitons qui luiservent en même temps de coulisse.
3 1 4 . Le second bras des petits leviers x, x , x agit sur unetige qui attire ou repousse la barre b. Ainsi, si un ouvrierpousse le bouton p d’un côté, il écartera les barres de la pince ;et s’il le tire en sens opposé, il les rapprochera. Ce même effetpeut facilement être produit par le mouvement même du cha-riot sur lequel sont placées les bobines-fuseaux; il suffit pour celaque ce chariot rencontre, à un point déterminé de sa course,des leviers qui, étant combinés avec des fils de fer et de petitsleviers angulaires de renvoi, ouvriront ou fermeront la pinceen agissant sur le bouton p de la même manière que peut le fairela main d’un ouvrier. On fait usage de ce procédé dans les mull-jennys pour la filature des laines cardées.
X. Méthode d'étirage.
3 1 5 . Le mécanisme employé dans cette méthode ayant quel-que analogie avec les laminoirs cylindriques qui étirent les mé-taux, a recule nom de méthode d’étirage par le laminage. Cetteméthode est parfaitement appropriée à letirage du coton. Ellefut inventée par Arckright , vers l’année 1770.
3t6. Le mécanisme qui produit l’étirage par le laminage, estcomposé de deux ou de trois couples de cylindres ; il a deuxcouples dans les machines pour l’étirage préparatoire, et troisdans les continues et dans les mull-jennys.
317. La PI. X représente les détails du mécanisme de lami-nage d’une continue ou d’un mull-jennys, je dis de l’une ou del’autre ,’car dans ces deux machines il est construit et disposéde la même manière. Les fig, 4 et 5 indiquent l’élévation et lavue latérale du mécanisme ; on voit fig. 6 et 7 l’élévation etle plan de I’engrénage qui met en mouvement les cylindres