io/j. DES F IL ATURES.
de leurs fuseaux sur lesquels ils s'enveloppent. Pour produireensuite le renvidage des fils filés , il suffit que la fileuse, entournant la manivelle, imprime un mouvement de rotation àtous les fuseaux.
343. Une difficulté pourrait arrêter ici quelques lecteurs.Comment, se diront-ils peut-être, deux mouvemens rotatoiresde même nature , imprimés aux fuseaux, produisent-ils deseffets aussi différens que ceux du tordage et du renvidage ? Letordage nécessite que les fils soient arrêtés fixement au sommetdu fuseau, qu’ils ne s’y enveloppent point, et enfin que ces filséprouvent, sur toute leur longueur, un mouvementparticulier derotation sur leur propre axe ; d’où il résultera leur torsion,tandis que, lorsque le renvidage a lieu, les mêmes fils séparés,après avoir abandonné le sommet des fuseaux, doivent unique-ment s’envelopper sur le ventre des mêmes fuseaux. Dans lepremier cas les fils aboutissant perpendiculairement sur le som-met de ces fuseaux, forment, pour ainsi dire, la continuationde leur axe, et conséquemment participent au même mouve-ment rotatoire , sans pouvoir s’y envelopper. Dans le second cas ,au contraire, les fils formant un angle droit avec les axes, il en ré-sulte nécessairement que leur rotation ne produit d’autre effetque celui d’obliger ces mêmes fils à se renvider, c’est-à-dire, à lesentourer. Le changement de position d’où résultent ces diverseffets est produit, comme nous venons de le voir par l’élévation,et l’abaissement successif des fils de fer directeurs mm et n n.
344» Ua première aiguillée étant renvidée , la fileuse cesse decomprimer la pédale avec son pied, les fils de fer directeursreprennent leur première situation : toute chose est remise enl’état où elle était en commençant. On rouvre la barre, on larecule d’environ 6 pouces, on la referme, on tourne la mani-velle en poussant la barre tout doucement jusqu’au fond ; on fait