i4<3 DÉVIDAGE.
de vingt-trois croisures, et que, si elles en font moins, un coupd’œil suffit pour en avertir, car les guides fixés à l’anneau, et danslesquels sont passés les fils de soie, ne se trouveraient plus dansune ligne horizontale.
482 . M. paillard regarde comme essentielle l’imparité dunombre des tours de croisure, pour éviter l’inconvénient qu’onappelle, en terme d’art, mariage, qui arrive lorsqu’un des filsde soie, se trouvant plus fort que l’autre, le fait casser, et l’en-traîne avec lui sur le même écheveau.
En effet, cette imparité fait que le fil de soie de la droitede la tireuse répond au guide de la gauche du rouage à croiser,et que le contraire a également lieu pour l’autre fil, de sorte queleur point d’intersection se trouvant naturellement dans le pro-longement de la ligne qui serait tirée par le milieu de l’inter-valle des guides, il faudrait qu’il survînt une très-grande inégalitéentre les fils de soie pour que le fort entraînât le faible. Il u’enest pas de même lorsque le nombre des tours de croisure estpair; alors le fil de la droite de la tireuse se trouvant répondreau guide de la droite du rouage à croiser, et le même effet ayantlieu pour l’autre fil, ces fils, par l’effort qu’ils éprouvent, tendentà s’écarter pour se remettre en ligne droite. 11 est évident qu a lamoindre inégalité dans cette situation forcée, le plus faible cé-dera au plus fort, et cela arrivera souvent dans les méthodesoù l’on croise au hasard. 11 résultera, de ces fréquentes ruptures,du retard dans le travail pour enlever les fils doubles, refaire lacroisure et renouer les fils.
483. Dans l’intervalle des battues, on enlève ordinairementhors de l’eau les cocons montans, et on les dépose sur le bordde la bassine, pour les mettre à l’abri des atteintes du balai quela tireuse promène sur les cocons dont elle veut réunir les fils.Celte pratique est vicieuse ; les cocons déposés sur le bord de la