DÉVIDAGE. T 4 7
bassine se dessèchent par la chaleur du métal ; et quand on lesremet dans l’eau pour reprendre le travail, leur (il altéré sedévide avec difficulté.
484 . Vaucanson a proposé d’enlever ces cocons avec uneespèce de cuillère, dans laquelle ils demeurent pendant la battue,et qui sert à les replonger. M. Villard a observé un inconvé-nient attaché à l’une et à l’autre de ces pratiques. Les brins decocons divergens avant leur réunion dans la filière ou dans lesguides placés au-dessus de la bassine, se sèchent dans l’intervalledes battues; leur substance gommeuse se durci t de manière q u’àla reprise du ti’avail, ils ne peuvent, malgré la pression de lacroisure, s’unir et se coller ensemble pour former un seul fil.Cette disjonction, répétée autant de fois que la tireuse fait debattues, est un défaut réel. M. Villard propose de rapprocherpar un mouvement de bascule , les cocons montant des guidesqui reçoivent leurs brins réunis , et ensuite de les remettre àflots par un mouvement contraire. Cette dernière méthode deM. Villard n’est point sans inconvéniens.
Tour à bobines.
485. M. Villard a aussi proposé un tour à bobines, c’est-à-dire, un tour où la soie, que l’on dévide des cocons, passe surdes bobines au lieu de passer sur une asple comme dans lestours ordinaires. Le but de M. Villard , en adoptant celtesubstitution, est de supprimer le dévidage que l’on fait commu-nément éprouver aux fils de soie , après le tirage, pour les fairepasser de l 'asple du tour sur des bobines qu’on place ensuitesur le moulin à organsiner, comme nous le verrons dans le cha-pitre suivant.
Le tour où la soie se dépose sur les bobines, nécessite, enquelque sorte, la continuation du tirage durant l’année entière;