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car, si dans une manufacture considérable le tirage ne duraitqu’un temps limité, c’est-à-dire, pendant deux ou trois moisau plus, comme c’est l’usage, il faudrait un très-grand nombrede bobines pour fournir assez de soie à des moulins qui travail-leraient continuellement. Cet inconvénient compense ou sur-passe , peut-être, les avantages que le tour à bobines pourx’aitavoir.
Tour de M. Tabarin.
486 . Dans le tour de M. Tabarin, comme dans celui deM. Vïllarcl, la plus ou moindre grande croisure ne dépend plusde la bonne volonté de la fileuse, et l’on n’a point à craindre les'mauvais effets de sa négligence. M. Tabarin a d’ailleurs adoptéla méthode de la double croisure, qui est due à Vaucanson.
487. M. Rival a proposé de soumettre plusieurs tours à unmême moteur qui pourrait être l’eau , la vapeur, ou des hom-mes ; il supprime ainsi la tourneuse.
Les tours de M. Rival sont doubles, et disposés de manièreque les guindres ou asples tournant en sens contraire, procurent,comme autant de ventilateurs , un courant d’air qui sèche lasoie , de sorte que, quand elle arrive sur l’asple, elle a presqueentièrement perdu son humidité.
488 . Deux fileuses sont assises devant une bassine : l’une estoccupée à faire le service du fourneau et à battre les cocons,pour les fournir tout purgés à la seconde fileuse : celle-ci, ayanttoujours des cocons prêts, entretient plus aisément les boutségaux, ce qui importe essentiellement pour la perfection du fil.
Bassines chauffées par la vapeur.
489. M. Gensoul a proposé l’emploi des tubes à vapeur pour