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mobiles contenues dans chacun de ces métiers, qui prennent lenom de métiers mécaniques.
Métier mécanique pour fabriquer plusieurs pièces de rubans à la fois ,PL XXXIII, fig. i, 2 , 3,4 et 5.
778. La rotation de la poulie 28 (fig. 1 ), produit tous lesmouvemens de cette machine. L’ouvrier, qui fait tourner cettepoulie, agit, non pas sur la poulie même, mais sur une barre 29,qui communique avec la poulie 28, au moyen d’une bièle 3 o,adaptée d’un côté à la barre 29, et, de l’autre, à une chevilleexcentrique fixée sur la poulie 28. Une autre poulie semblable,et conséquemment une autre bièle, sont placées de l’autre côtéde la machine.
779. L’ouvrier, en tirant et poussant la barre 29, fait tournerl’axe auquel appartiennent les deux poulies 28. La position quecet ouvrier occupe au-devant du métier, le met à même de lesurveiller directement, et d’apercevoir tous les dérangemens quipeuvent y survenir.
780. Le mouvement principal et continu, dont nous venonsde parler, produit les mouvemens suivaus : i°. il élève et abaisseles lisses; 2°. il lance les duites ,* 3 °. il imprime à la chasse sonmouvement oscillatoire; 4°• il fait avancer la chaîne au fur et àmesure que le tissage s’effectue.
781. Les marches des lisses 23 sont au nombre de deux seu-lement pour les ouvrages unis, et en plus grand nombre pourles rubans façonnés : elles sont toutes traversées, dans leur par-tie postérieure, par une broche de fer qui leur sert d’axe de ro-tation; et, sur le devant, elles sont tour à tour comprimées pardes cames adaptées à l’axe 4; ces cames agissent sur de petitesroulettes incrustées dans les marches. L’axe des poulies 28 com-