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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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TISSAGE. 261

à coulisse. Au-dessous, entre les quatre pieds de la table, est uncylindre muni d’une roue à rochet et d’un cliquet, sur lequel seroule le tricot.

84 i- » Cette description ne suffit pas, sans doute, pour faireconnaître le métier dans tous ses détails; mais on voit, cepen-dant, que le tricot se forme par le moyen seul des aiguilles, etsans le concours des platines, ce qui évite, par conséquent, l’opé-ration du cueillis s âge ; procédé qui ne diffère pas essentiellementde celui pour fabriquer du tricot sur chaîne, au moyen d’unmétier acheté par le gouvernement, du sieur Letruc, le 3 juin1786, et qui fait maintenant partie des collections du Conserva-toire des Arts et Métiers . Cette machine, ainsi que celle ima-ginée par M. Moisson , est munie d’une grille, entre les barreauxde laquelle sont logées les aiguilles, qu’on fait aller et venir pourformer chaque rangée de mailles du tricot.

842. « Quelques artistes se sont aussi occupés, à Paris , del’établissement des métiers à tricot allant par manivelle, où lemouvement seul de chaque aiguille plie le fil qu’on jette dessus,et le fait entrer double dans la maille déjà formée : lorsque larangée des mailles nouvelles est terminée, et que l’abattage estcomplet, les aiguilles sont ramenées en avant toutes les fois;tandis que l’ouvrage est retenu près de la grille, on jette de nou-veau le fil, en continuant à tourner la manivelle; les aiguillessont de nouveau tirées en arrière successivement, à commencerpar celle voisine du point où le fil tient à l’ouvrage, et ainsi desuite.

843 . » C’est par le même procédé, en principe, et au moyende crochets, qu’on fabrique des tricots circulaires en fils métal-liques pour cordons de montre, et même des pièces assez largespour garde-feu.

» Cette manière de former la maille du tricot par le seul motive-