%Crï TISSAGE.
ment de va et vient des aiguilles, avait offert l’inconvénient d’userassez promptement le dos du bec, et de mettre les aiguilles horsd’état de servir en peu de temps ; mais il s’est présenté plusieursmoyens d’y remédier : i°. La partie de la machine, qui remplitles fonctions de la presse, a été armée d’autant de poulies d’aciertrempé qu’il y a d’aiguilles au métier, et par lesquelles les dosdes becs n’éprouvent, en passant, qu’un frottement du secondgenre, et seulement pendant leur mouvement de recul; car,au moment où elles viennent reprendre leur première position,la rangée des poulies s’élève, et laisse passer les aiguilles libre-ment; 2°. on a aussi remédié au même inconvénient, en fixantsur chaque porte-aiguille une pièce d’acier qui en suit tous lesmonvemens, et qui presse sur le bec lorsque la nouvelle maillecommence à se former; par ce moyen, le dos du bec de chaqueaiguille, n’étant pressé immédiatement que par une pièce quimarche ayec elle, se trouve dans la même circonstance quedans le métier à tricot ordinaire, où les aiguilles de la grandefonture conservent la même position, tandis qu’on fait avancerl’ouvrage sur les becs, pour former chaque rangée de mailles.
844. » Les auteurs de ces divers essais ne sont pas encore par-venus à donner, à toutes les parties du mécanisme du métier àbas sans platines, dont nous venons de rendre compte, le degréde perfection dont elles nous paraissent susceptibles. L’art dela bonneterie est particulièrement redevable, à M. Moisson, dela suppression des ondes dans le métier ordinaire, suppressionqu’il a effectuée vers les années 1784 et 1785, et pour laquelle illui fut accordé, par le gouvernement, une pension. »
Métier de M. Favreau.
845 . On voit, au Conservatoire des Arts et Métiers , un métierà tricot, inventé par M. Favreau (fabricant de bas, rue des