TISSAGE. 20J
Tournelles, n°. 1 6, à Paris ), sur lequel uu seul ouvrier peutfabriquer deux bas à la fois. Il produit, dans un tour de mani-velle, onze monvemens différens, depuis le cueillissage jnsqual’entière confection de la maille.
846. M. Aubert, de Lyon , présenta, à l’exposition del’an YI, un métier à manivelle; mais il ne produisait que quatremouvemens, et ne fabriquait que du tricot sur chaîne. À l’In-stitut, M. Desmarest a fait un rapport sur le métier deM. Favreau , dans lequel on lit les détails suivans:
847. Le métier de M. Favreau contient deux systèmes d’équi-pages, dont le premier renferme, dans un cadrement, les piècesde l’ancien métier qui sont conservées, et qui peuvent concourirà la formation des mailles. Le second système d’équipages setrouve placé à la moitié de la hauteur du fut ou bâtis , sur lederrière. Il contient quatre arbres qui reçoivent leur mouvementde rotation par un axe coudé, qu’on nomme manivelle, et quel’ouvrier, qui dirige les opérations du nouveau métier, tournecontinuellement. Un de ces arbres est armé de mentonnets quicorrespondent avec les pièces du premier système d’équipages;et une roue dentée qui détermine les intervalles des cueil-îissages, est placée à l’extrémité d’un autre arbre. La premièrepartie du métier se présente avec les deux pièces de tricot, et lamanivelle à la portée de l’ouvrier qui dirige le travail.
848. M. Favreau emploie les pièces du métier ordinaire, quipeuvent concourir à la formation successive des mailles, maisil a supprimé celles qui les font mouvoir, et y substitue d’autrespièces qui remplissent ce but avec précision. Les ondes, et toutce qui compose leur équipage, sont supprimés. Les platines desdeux systèmes sont disposées sur deux l'angées, pour servir à lafabrication de deux bas à la fois; les deux suites d’aiguilles, etla presse, sont placées de manière à remplir ce même but.