278 DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES,chaîne et de la trame puissent s’entrelacer, et conséquemmentse feutrer.
892. La machine est ainsi disposée : le hâtis a, a renfermeune cuve B de quatre pieds de long sur trois pieds de large. Au-dessus de cette cuve, correspondent les deux cylindres c et c? enbois dur, garnis de grosses cannelures; les tourillons de cescylindres tournent dans des coussinets en cuivre, enchâssésdans des supports en fonte f,f. Un engrenage g ,g, donne auxcylindres la vitesse convenable , et enfin un volant h , h régu-larise le mouvement de la machine. Des pièces de bois arron-dies m , m , servent de guide à la pièce de drap qui passe entreles cylindres.
8g3. On peut passer et repasser à cette machine plusieurspièces de drap cousues, bout à bout, ou réunies en toile sans-fin.
Les cylindres cannelés ont été employés avec peu de succèspour dégorger les toiles de lin et de coton ; on a reconnu quel’action des cannelures éjiloquait les fibres de la toile et en énei'-vait trop le tissu ; mais cette éjilochage, qui est un défaut pourla toile , devient une qualité avantageuse pour le drap.
894. L’opération du foulage succède au dégraissage ; la ma-chine ( fig. 5 ) sert convenablement à cet effet.
Une machine à fouler , quelle que soit sa construction, doitproduire les effets suivans , i°. retenir le drap dans un petitespace , replié en divers sens sur lui-méme ; 2 0 . le tourner et leretourner ; 3°. le presser et l’échauffer sur le plus grand nombrede points possibles , afin que les fibres, tant de la chaîne que dela trame, puissent ( à l’aide du savon ) s’accrocher ensembleet se frotter.
8q5. Voici la différence essentielle qui distingue la machineà fouler de M. Démaurey, des pilons ou maillets ordinaires;ceux-ci, très-lourds , agissent par la percussion ; et absorbent