Buch 
[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
Entstehung
Seite
279
JPEG-Download
 

DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES. 279

une force motrice considérable. M. Démaurey fait agir sespilons par pression, cest-à-dire, en foulant sur lélofle , moyenqui se rapproche de la méthode des chapeliers pour former leurfeutre.

896. La machine à fouler de M. Démaurey, représentée(fig. 5), est composée de deux piles A, A, de dimensionsordinaires, maintenues solidement dans une forte charpente pardes coins oc, y.

897. Les pilons ou maillets b, b en bois dur, ont.les mêmesformes et les mêmes dimensions que ceux en usage dans lesmoulins à foulon ordinaires; ils sont au nombre de deux danschaque pile; des rouleaux c, c servent dappui et de guide auxmaillets, qui sont mus de la manière suivante.

898. Laxe d auquel est appliqué le moteur a deux coudes oumanivelles, à chacune desquelles est adaptée Aine bièle h quicorrespond à un balancier/, f, placé au sommet de la machine,et dont laxe de rotation est en o; les liges de deux pilons sontsuspendues aux extrémités du balancier. Ainsi, laxe d ne peuttourner sans communiquer un mouvement alternatif de dépres-sion et délévation à la bièle, et conséquemment au balancier/',/,qui, de son côté, transmet un mouvement analogue aux deux pi-lons quil tient suspendus.Un autre balancier g,g semblable com-munique un mouvement de même nature aux deux autres pilons ;mais ce mouvement est combiné de telle sorte, que, dans chaquecuve, un pilon monte tandis que lautre descend, et vice versa.

899. Les pilons ne doivent pas lever de plus de 4 à 5 pouces;on peut, dailleurs, varier leurs levées en avançant ou reculantlextrémité des bièles qui correspond aux balanciers : pour ob-tenir cet effet, plusieurs trous sont forés dans leur longueur; et,c est dans lun de ces trous que lon introduit le boulon desuspension.