Buch 
[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
Entstehung
Seite
300
JPEG-Download
 

3oo DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES,sur les paliers de cuivie, quils étaient usés en peu de temps ;alors ils ne pressaient plus avec la même force sur les tourillons;ce qui faisait quune pièce détoffe était sensiblement plus écraséeau commencement quà la fin. Le cylindre de bois éprouvait degrandes variations dans sa forme. Vaucanson essaya successi-vement des cylindres de chêne, dorme, de platane, etc.; etaucun ne put conserver sa rondeur pendant vingt-quatre heures.

972. Le génie de Vciucanson surmonta ces obstacles, et ilimagina une machine, par un artifice ingénieux, on peuttoujours donner aux deux cylindres une pression uniforme etconstante, malgré les variations qui pourraient arriver dans larondeur du cylindre de bois. La nouvelle machine fut exécutéeet établie à Lyon , en 1754, elle eut un plein succès.

973. Dans cette machine à peu près semblable à la précédente,la pression des cylindres se fait par le moyen de deux doubles le-viers situés les uns au-dessous des autres; ceux den bas, qui sup-portent le cylindres de bois placé au-dessus du cylindre de cuivre,ont 8 pieds de longueur, et sont de la seconde espece; leur pointdappui, qui est à une extrémité , porte sur le bout dune tra-verse sur laquelle sont des coussinets garnis dun collet de cui-vre pour recevoir les tourillons qui servent dappui à ces deuxleviers. A 9 pouces de distance de ces points dappui , chaquelevier porte un palier de fonte pour recevoir les tourillons ducylindre de bois.

974. A huit fois autant de distance quil y en a entre lappuiet la résistance, cest-à-dire, à 6 pieds des paliers, est unemortaise qui l'eçoit des tirants de fer, contenus par un boulonlogé dans une coche au-dessus de la queue de chaque levier.Chaque tirant agit comme puissance, relativement aux deuxleviers den-bas , et comme résistance relativement à ceux den-haut qui se trouvent renversés et qui sont du premier genre.