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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES. 3 oi

975. Les deux leviers den haut ont leur point dappui surune traverse garnie de ses coussinets , pour recevoir les touril-lons qui tiennent ces leviers suspendus ; à 10 pouces de leurappui est une coche au-dessus, ou sont les houlons qui sou-tiennent les tirants, et cette coche est le point de leur résistance..A treize fois autant de distance , cest-à-dire, à xo pieds 10

pouces du point dappui, il y a un crochet est suspendu unbassin de balance, pour recevoir des poids quon proportionneau plus ou moins de pression que lon veut donner aux cylindres.

976. Lorsquil ny a point de poids dans les bassins, les cylin-dres se trouvent piessés avec un effort qui, suivant Je calcul deVaucanson , équivaut à 11,296 livres; 3 o livres placées danschaque bassin augmentent cette pression de 6,240 livres. Cesdeux efforts î-éunis suffisent dans les cas ordinaires pour écrasersuffisamment la dorure de létoffe. Il est aisé , au reste , daug-menter ou de diminuer la pression , en mettant plus ou moinsde poids dans les bassins.

977. Par la disposition des deux doubles leviers qui compri-ment le cylindre de bois contre celui de cuivre ,il résulte que ,quand même le cylindre de bois perdrait sa rondeur , la pres-sion serait toujours la même ; car les leviers librement suspen-dus se prêtent avec la même force aux inégalités successives quepourraient avoir les différens rayons du cylindre.

978. Chaque levier ayant sa suspension particulière , ceuxdun côté peuvent se mouvoir indépendamment lun de lautre;et, sil arrive que le cylindre de cuivre soit plus élevé duncôté parce quun de ses paliers sera plus usé , le levier de cecôté sy prêtera et viendra appuyer avec la même force.

Les pivots du cylindre de cuivre nont que i 5 lignes de dia-mètre ; ils sont pris dans un arbre de fer qui est contenu dansle milieu du cylindre par deux fortes croisées , dont une laisse