DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES. 3 oi
975. Les deux leviers d’en haut ont leur point d’appui surune traverse garnie de ses coussinets , pour recevoir les touril-lons qui tiennent ces leviers suspendus ; à 10 pouces de leurappui est une coche au-dessus, ou sont les houlons qui sou-tiennent les tirants, et cette coche est le point de leur résistance..A treize fois autant de distance , c’est-à-dire, à xo pieds 10
pouces du point d’appui, il y a un crochet où est suspendu unbassin de balance, pour recevoir des poids qu’on proportionneau plus ou moins de pression que l’on veut donner aux cylindres.
976. Lorsqu’il n’y a point de poids dans les bassins, les cylin-dres se trouvent pi’essés avec un effort qui, suivant Je calcul deVaucanson , équivaut à 11,296 livres; 3 o livres placées danschaque bassin augmentent cette pression de 6,240 livres. Cesdeux efforts î-éunis suffisent dans les cas ordinaires pour écrasersuffisamment la dorure de l’étoffe. Il est aisé , au reste , d’aug-menter ou de diminuer la pression , en mettant plus ou moinsde poids dans les bassins.
977. Par la disposition des deux doubles leviers qui compri-ment le cylindre de bois contre celui de cuivre ,il résulte que ,quand même le cylindre de bois perdrait sa rondeur , la pres-sion serait toujours la même ; car les leviers librement suspen-dus se prêtent avec la même force aux inégalités successives quepourraient avoir les différens rayons du cylindre.
978. Chaque levier ayant sa suspension particulière , ceuxd’un côté peuvent se mouvoir indépendamment l’un de l’autre;et, s’il arrive que le cylindre de cuivre soit plus élevé d’uncôté parce qu’un de ses paliers sera plus usé , le levier de cecôté s’y prêtera et viendra appuyer avec la même force.
Les pivots du cylindre de cuivre n’ont que i 5 lignes de dia-mètre ; ils sont pris dans un arbre de fer qui est contenu dansle milieu du cylindre par deux fortes croisées , dont une laisse