3 io DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES.
1007. Le premier treuil étant garni, et letoffe roulée dessus,on amène le bout de la toile de l’autre treuil jusqu’au premier,en le faisant passer par-dessus la plaque, et on la réunit là l’un àl’autre. Si la toile appuyait immédiatement sur la plaque pendantce temps, elle se brûlerait; pour empêcher cet accident, elle estsupportée par un cadre de fer suspendu au-dessus de la plaquepar une corde qui passe sur une poulie. A l’instant qu’on veutcommencer un grillage, l’ouvrier lâche la corde qui soutient lecadre en l’air, et l’abaisse sur les côtés du fourneau ; la toileappuie alors sur la plaque; et un autre ouvrier, sans différer uninstant, tourne la manivelle. L’opération linie, on relève le cadre.
1008. Il existe d’autres appareils pour griller le poil de quel-ques espèces d’étoffes. Ces appareils consistent en une petiteauge ou gouttière de cuivre étamé, de forme demi-cylindrique,et remplie d’esprit-de-vin. Cette gouttière est placée un peu enavant, très-près et au-dessus d’un rouleau mobile, sur lequelpasse l’étoffe sans s’y enrouler; on le tourne, on le recule ou onl’approche suivant le besoin.
1009. A chacun de ces appareils sont adaptées, i°. une brossequi relève les poils de l’étoffe, avant quelle n’éprouve l’action dela flamme de l’esprit-de-vin; i°. une lame un peu tranchantequi nettoie l’étoffe après le grillage.
L’étoffe, en se déroulant de dessus un rouleau, et en s’enve-loppant sur un autre, passe au-dessus de la flamme de l’esprit-de-vin, qui brûle très-bien son poil.
Article ii.
Tondage du drap.
1010. Avant de parler du tondage des draps, il faut que nousnous occupions d’une autre opération qui précède ce tondage, etqui succède au foulage dont il a déjà été question (894)-