DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES.
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Tondage du drap.
1016. Le londage des draps se fait, ou avec de grands ciseauxnommés forces , mis en mouvement par l’ouvrier même, sansintermédiaire, ou bien par des moyens mécaniques.
Il paraît que l’invention des machines à tondre le drap re-monte à une époque assez éloignée. En 17 58, un fabricantanglais , nommé Everet y résidant à Heytesbury, dans la pro-vince de Wilts, ht usage, dans sa fabrique, de machines decette espèce mues par l’eau, au moyen desquelles trois centsouvriers furent mis hors de travail; ces malheureux, se trouvantsans occupation, brûlèrent la manufactura, et le propriétaireéprouva une perte de plus de i5,ooo livres sterlings. Sur les re-présentations des magistrats de Heytesbury, le gouvernementAnglais accorda, en indemnité ,1a même somme de i5,ooo liv.sterlings à Everet, qui rétablit ces machines. Depuis cette épo-que, elles ne cessèrent d’être généralement en usage dans lesmanufactures d’Angleterre. Ce n’est que depuis la révolutionqu’elles sont connues et adoptées en France .
10x7. Avant de décrire les machines à tondre, examinonsune force a main , dont on n’a pas abandonné l’usage dans latonture de quelques espèces de draps superfins, pour lesquelson préfère la perfection à l’économie.
1018. Le nom forces dérive du mot latin forfices. Ce sontde grands ciseaux, dont les lames (fig. 8, PI. XXX ) sontadaptées à un ressort z, qui tend continuellement à les éloi-gner l’une de l’autre. Un mécanisme particulier sert à faciliterle rapprochement des deux lames au moment de la tonture;ce mécanisme, représenté séparément PI. XXX, fig. 9 , estainsi disposé : deux pièces i et g sont réunies par une courroieDes Machines propres à confectionner les étoffes, 4°