6 ASTRONOMIE, Liv.VI.
n «'Top. in-sol. 337. pages. ). Je vais donner un extraitcie cet ouvrage célébré, mais un astronome doit le lireen entier : parmi les luperfluités , les longueurs, les ten-tatives inutiles qui y font détaillées , on y volt unemarche lumineuse ôc des traits de génie qui donnentla plus grande satisfaction.
I 207. Le premier pas qu’il falloit faire dans cettecarrière, étoit de trouver les distances de Ja terre ausoleil, qui servent d’échelle ôc de terme de comparaisonpour toutes les autres distances que Ion mesure dans leciel. Pour avoir les distances de la terre en divers tempsFìg. 64. de Tannée , il falloit trouver Texcentricité AB , {sig. 64)de Torbite terrestre, c’est-à-dire , la distance entre lecentre du soleil supposé en A , ôc le véritable centredu cercle D EF décrit par la terre. Les anciens avoienttoujours cru, ôc Tycho-Brahé lui-méme le croyoit ,que pour Torbite du soleil ou de la terre , le centreh étoit le point d'égalité autour duquel les mouvemensde la terre paroîtroient uniformes, ôc que la lignetotale A C , qui sert de base à lequation du centre ouà Tangle CE A étoit au-dessous du centre B , ou deB en a ; c’étoit la premiere chose qu’il falloit discuter ;ôc Képler reconnut bientôt la bissection de Texcentri-Eissfction âe cité, c’est-à-dire , qu’il vit que le centre B du cercle1 excentricité, à'crh par la terre occupoit le milieu de Texcentricitétotale C A , ôc qu’il étoit entre le point A où est lesoleil ôc le point C, où il faudroit être pour apperce-voir des mouvemens uniformes de la terre ou des an-gles égaux en temps égaux.
I 2 O 8 • Képler avoit essayé d’expliquer physique-ment la cause de Y Equant ( 1204), la cause pour la-quelle il y avoit un point C , ( différent du centre B ),autour duquel on avoit un mouvement régulier ôc uni-forme , ( Myfter. Cofmogr. c. 22); c’est pourquoi il étoitporté d’avance à croire que la cause étoit générale ,ôc que T Equant devoir avoir lieu dans le mouvementde la terre autour du soleil , comme dans celui desautres planètes : Ptolomée ôc Copernic ne l’avoient point