Mouvement des aphélies des Planètes. $9
1769 , j’ai observé sa longitude plusieurs jours de fuite,par exemple, le 7 Août à 20’’ y 2' y7" temps moyen;elle étoit de 3 S o° 19' y4" plus petite de 2y" que parles tables de Halley, qui suppofoient l’aphclie de Vénusà io s 7° 36' y -j". Ces 2 y" d’erreur exigeroient uneaugmentation de i° iy' dans le lieu de l’aphélie deVénus, ainsi l’époque de cet aphélie pour 17 69 seroitpar ces observations de io s 8° yi' 24", tandis que parles tables de M. Halley, elle est de io s 7 0 3 6' 24"ôc par celles de M. Cassini, io s 8° y' 14". Cetteposition de l’aphélie est assez conforme aux observationsfaites la même année dans le mois d’Avril, aux envi-rons de la plus grande digression, ôc diminue beaucoupTerreur des tables.
La digression que j’ai observée à la fin de Juillet1767 , donne à peu-près le même résultat: le 31 Juil-let 1767 à 2 h y 8' 51" dc temps moyen la longitudeobservée étoit y S 23 0 6' 43" , ôc Tanomalie de Vénusde 30°. Les tables de M. Halley qui marquoient l’a-phélie à io s 7 0 3 y' pour ce temps-là donnoient unelongitude trop grande de 24" ; mais en supposant io S9 0 y', c’est-à-dire, i° 30' de plus, on trouve les tablesd’accord avec Tobservation , ainsi cette correction del’aphélie approche beaucoup de celle de i° 15' que jetrouve par la digression de 1769. Chacune de ces di-gressions a été déterminée par un milieu entre plusieursobservations ; je supposerai donc l’aphélie de Vénus aucommencement de 1768 à io s 8° y8', plus avancé de54' que dans M. Cassini, ôc plus avancé de i° 22.' ^ quedans M. Halley.
En comparant cette position de l’aphélie avec celleque Képler donne dans ses tables Rudolphines io s i°4' pour 1 y9>2 , je trouve le mouvement de l’aphélie deVénus 2' 41"! par année ôc 2' 28" en le comparantavec la longitude que M. Cassini trouvoit pour 1396par les observations de Tycho, ío s i° y4'. Ce mou-vement de l’aphélie dans Vénus paroît beaucoup plus- grand que dans toutes les autres planètes, ôc c est la
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Son mouvement,