Aphélie deSaturne,
roi ASTRONOMIE, Liv. VI.
5 par an, en vertu de l’attratlion de Saturne : tousces diflerens sentimens font voir la nécessité d’y appli-quer encore les observations qu’on pourra faire dans lafuite, pour développer mieux les différentes inégalitésde Jupiter ôt le mouvement de son aphélie.
1Z22. Le mouvement de l’aphélie de Jupiter,suivant M. Caílini est de 57" 42 par année ; suivant lathéorie que M. de la Grange a adoptée dans le troisièmevolume de Turin , ce mouvement est de 57" 20 en vertude fattraction de Saturne ; il est sujet encore à une accé-lération , mais elle est peu sensible. M. Bailly a suivices deux déterminations , ôt dans les calculs qu’il a lusà l’académie le 19 Mars 1769 fur cette matière, il s’enest tenu à 57" , mais M. Wargentin a préféré 62",comme le mouvement qui satisfait le mieux aux obser-vations , ôt c’est celui que j'ai adopté dans les tablesqui font dans cette astronomie ; l’époque pour 17 5 o est6 S io° 22' z 1" plus avancée de 7' 5 8" que par les tablesde M. Cassini, mais moins avancé de 1 f 15" que dansles tables de Halley.
L’aphélie de Saturne déterminé par M. Cassini aumoyen des trois oppositions des années 127, 133 ôt136, se trouve pour l’an 132 à 7 S 24 0 iq/ 29" : les oppo-sitions de 1686 ôt de r 694, le donnent en Avril 1694à 8 S 28° 58^, ce qui fait pour le mouvement annuel1' 20". ( Elem. d’ajïron, pag. 37;. ).
Par quatre comparaisons différentes des oppositionsde Saturne, observées par Tycho depuis 1582 jusqu’enr 599 , M. Cassini trouve l’aphélie de Saturne à 8s 25»40' j pour le 19 Décem. r 590 , moins avancé feu-lement de y' 23" que suivant les tables Rudolphines deKépler, ce lieu comparé à celui de r 694, 8* 28° y8',donne le mouvement de 3 0 17' pour 103 ans, ôt le mou-vement annuel de L 5 5". Mais ces observations deTycho comparées avec celles de Ptolomée, donnentfeulement P 18". (ibid. pag. 374 ).
Les observations de 1701, 1708 ôt 1716 donnent le