220 ASTRONOMIE, Liv. VII.
mois de Janvier ôc au mois de Juillet ; ils s’en écar-toient constamment d’abord au mois de Mars, ensuiteau mois de Septembre en sens contraire ; cela susoitpour faire voir qu’il y avoit une inégalité attachée àí’équation de l’orbite solaire, & qui étoit à son maxi-mum toutes les fois que le soleil étoit dans ses moyen-nes distances. Cette équation annuelle est la plus grandedans les distances moyennes du soleil, quoiqu’elle dé-
Î tende du plus grand Ôc du plus petit éloignement, para même raison que l’équation de l’orbite est nulle dansles deux apsides, ôc la plus grande dans les moyennesdistances ( 1256). Auísi-tôt que la vitesse actuelle cessed’excéder la vitesse moyenne, la somme des excès ac-cumulés jusqu’alors, c’est-à-dire , l’équation totale setrouve la plus forte ôc elle est à son maximum ; cetteéquation provenant de l’excès de la vitesse doit aug-menter fans cesse , tant que cette vitesse surpasse lamoyenne, quelque petite que soit la différence.
DES PETITES INÉGALITÉSde la Lune.
I 4 5 4 * Jusqu’alors la théorie de la lune n’étoit com-posée que des quatre équations dont nous avons parlé ;Horoccius les avoit employées de la manière la plusexacte. M. Halley en 1679 lui rendoit cette justiceen disant : Unie a vero ( theoria ) Horoccii nofiratis ad veri-tatem naturalem accedere videtur ; en même temps ilassure que l’évection ôc la variation peuvent se calcu-ler à la fois par une feule hypothèse , en supposantque dans la ligne des syzygies l’orbite de la lune estcomprimée au-dedans ôc vers la terre d’environ la 90 e .partie de la distance moyenne , ôc qu’elle est alongéed’autant dans la ligne des quadratures ; M. Halley n ac-compagne son idée d’aucune espèce de calcul, il secontente de dire que cela est très -d’accord avec leslieux de la lune observés par M, Caffini. Paris étoit