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Tome second.
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Despetites Inégalités de la Lune. 221

alors presque le seul endroit de la terre , où l’onfaisoit ôt en très-grand nombre d’excellentes observations.

14 5 5* -^ es crois inégalités de la lune découvertesavant le temps de Képler, les deux dernières avoientun rapport trop visible avec le soleil pour que ce génieactif ôt pénétrant n’en cherchât pas la cause physique.La lune, disoit-il, est mise en mouvement par deuxforces : savoir une qualité qui émane de la terre ôtqui entraîne la lune autour d’elle, ôt une autre forcequi provient des rayons solaires, ensorte que quandla lune a sait po° depuis fa conjonction jufqu’à fa quadratu-re , il y en a 88 qui proviennent de la force de la terre , ôtdeux qui viennent de la lumière du soleil, ( Epit. ajìr.Cop. pag. 552 , 564 , 780). Les idées physiques dece grand homme firent naître dans la fuite l’explicationencore plus satisfaisante que l’attraction nous donna ert-fin de toutes ces inégalités, {v. Liv. XXII) , ôt cettemême attraction a fait reconnoître une multitude d’au-tres inégalités dont nous avons à parler.

On a écrit fans fondement que M. Halley avoit pro-posé une autre correction pour la théorie d’Horoccius,c’est-à-dire , celle qui a été fixée depuis par M. Newtonà a' 25" ( 1463). Halley n’en avoit aucune idée, il in-diquoit seulement une cause des changemens de latitudeque Tycho avoit découverts, en disant que le soleilqui envoyoit obliquement ses rayons à la lune, l’obli—geoit par une certaine puissance de s’approcher de lui;efficit potentiel quadam infita ut propius ad se accédas ,( Halley catal. st. austr. 1679 ) ; mais Newton plusieursannées auparavant avoit déja eu des idées de l’attractionuniverselle (3381 ).

1456. Les observations seules n’avoient pu fairedécouvrir aux astronomes que des inégalités qui alloientà plusieurs minutes ; peut-être l’équation annuelle n’eûtpas même été reconnue par les observations, si ellen’avoit eu un retour constant dans les mêmes saisonsde Tannée, ce qui la rendoit remarquable ( 14y3 ). Auííitoutes les autres petites inégalités dont il nous reste

Képler en-tre voit la caivse de ces iné-galités,