3 o6 ASTRONOMIE, Liv. VIII.
le règne de l’Empereur Justinien ; alors les nombresdor indiquoient les nouvelles lunes environ 16 heuresplus tard qu’au temps du concile de Nicée , commeon le volt par les tables astronomiques , ôc il n’y avoitplus de danger qu’elles pussent être indiquées plutôt queles nouvelles lunes vraies. L’on attribue à Tannée joo& au sixième siècle entier, la première ligne de latable générale des epactes, qui est marquée P dansClavius, pag. 110, ôc dans la table que nous avonsexpliquée; mais comme au bout de 300 ans, c’est-à-dire , Tan 800 , il y a une équation lunaire 6c que lalune anticipe d’un jour dans le calendrier, les nouvel- •les lunes arrivant un jour plutôt, c’est le nombre pré-cédent qui indique les nouvelles lunes , 6c il faut pren-dre la dernière ligne a , dont les épactes font plus for-tes d’un jour; après un autre intervalle de zoo ans,c’est-à-dire , Tan 1100, il y a encore une équation lu-naire , la lune anticipe encore d’un joui»,.il faut doncpourrie douzième siécle remonter d’une ligne, ôc Tonaura la ligne b qui commence par 11 , x 111, 6cc. Demême en 1400, on aura la ligne marquée c.
En 1582 Ton retrancha dix jours de Tannée ( 1548 ),les nouvelles lunes arrivèrent donc dix jours plus tard,ainsi il faut descendre de dix lignes dans la table gé-nérale, 6c venir à la ligne D pour 15-83; je dis quecela s’appelle descendre , parce que de la ligne c à laligne a , on descend d’abord de deux lignes, ôc st Tondiminue encore l’épacte de Trinité», on trouve les nom-bres de la première ligne P qui est censée descendreencore davantage ; car la table générale des épades estcomme un cercle dans lequel on recommence dans lemême ordre ôc fans interruption, lorsqu’onl’a parcourutout entier.
En' 1600 , il n’y a eu, ni équation lunaire, ni équa-tion solaire, puisque la première avoit été employéeen 1400, ôc que la seconde ne devoit arriver qu’ert1700 , 1800 ôc ipoo ( 1547 ) , ainst Ton a conservéla même ligne D , qui commence par x x m.