33S ASTRONOMIE, Liv. VIII.
ensuite fort différente , suivant les temps où on i’a ob-;servée ôc décrite ; aussi trouve-t-on des auteurs anciensqui placent les équinoxes 6c les solstices au commen-cement de chaque signe , cela vouloit dire alors, dechaque constellation ; d’autres qui les mettent au 2 e ,au 4 e , au 6 e , au io<-, au iy e degré des mêmes sigr.es.Voyez M. Fréret, Défense de la chronologie 17^8 } patr,460, 467 : en voici des exemples.
Au temps d’Hipparque, la premiere étoile du Bélierétoit dans le colure même de l’équiríoxe , 6c le soleilentroit dans la constellation du Bélier, en même tempsque dans l’équinoxe.
I 6 I 6 . Au temps d’Hésiode , 9 f o ans avant J. C. Jles points cardinaux étoient au 8 e degré des constella-tions , 6c le soleil entroit dans les astériffnes ou constel-lations , 8 jours avant que d’entrer dans les points dela dodécatémorie ( a ), qui portoient les mêmes noms ; ainsile soleil entroit dans la constellation du Bélier, 8 joursavant t’équinoxe, c’est-à-dire , avant le temps où lesjours étoient égaux aux nuits ; Columelle ( Liv. IX.chap. 13) nous dit que les calendriers rustiques de Mé-ton, d’Eudoxe ( b ), ôc des anciens astronomes suivoientcette méthode, 6c que les jours ds fêtes qui dépendoientdu commencement des saisons étoient réglés fur ce pied-îà ; il s’y conforme lui-même , on la trouve dans Varron,Ovide, Vitruve , Pline, Hygin , dans le Scholiasted’Aratus , dans Martianus Capelia, 6c même dans lescalendriers du vénérable Bede, ( né en Angleterre en672), comme l’observe le P. Pétau , Dijsert. liv. I s.c. 4. peig. 43*
Contrarie- Le poète Manilius, qui n'étoit qu’un compilateur,tions de Ma- dit dans un endroit de son poème, que le solstice estau premier degré du cancer, (Liv. /, vers 605 ), 6cdans l'autre que c’est au 15e degré, Livre 111 . II avoit
( a ) òuìi xÍTDfcipitt, la douzième partie, c’est-à-dire, 30 degres ducercle de l’e'cliptique.
( b ) A Tegard d’Eudoxe, voyez l’arî. 1619.