350 ASTRONOMIE, Liv. IX.
5° elle paroîtra de 5° 50' au moins ; car si la parallaxehorizontale est d’un degré , elle doit être de 5 o' à 5:7°du zénit ( 1629 ) ; si l'on trouve plus de f o' d’excèsdans cette latitude australe, ce fera une preuve que laparallaxe horizontale est plus grande qu’un degré. .
Ainsi les plus grandes latitudes de la lune, qui doi-vent être égales par rapport au centre de la terre , pa-rodient différentes quand on les voit de la surface, lalatitude méridionale étant toujours plus grande que l’au-tre , parce que la lune est abailìce vers le midi par l’effetde la parallaxe quand elle est dans fa plus grande latitu-de méridionale, ôc cette différence des deux latitudesobservées nous fait connoître la parallaxe entiere quiauroit lieu à l’horizon.
l 6 3 9 • On peut employer cette méthode, même dansles lieux où la lune n’est jamais au zénit ; car ayant ladifférence des latitudes apparentes, qui est la somme desdeux parallaxes de latitude, ou bien ayant la différencedes parallaxes, à deux hauteurs connues, il fera aiséd’avoir la parallaxe horizontale. Soit P la plus grandeparallaxe de hauteur , p la plus petite, Z la plus grandedistance au zénit, z la plus petite, P : p : : sin. Z : sin.
z donc P —p:p: :sin.Z—sin.z:sinz&p=—— ——— .Ainsi
* ‘ ' íin. Z —sin. z
connoiffant la différence de deux parallaxes qu leursomme , il est aisé de trouver chacune séparément.
Quand on a observé la lune dans deux temps ausiìdifférens, on trouve ordinairement que la lune est pluséloignée de la terre, ou à une latitude un peu plus grandedans une des deux observations que dans l’autre ; on afoin dans ce cas-là de tenir compte de la différence, encorrigeant une des deux observations, pour réduire lalatitude à celle qu’on auroit observée, si la distance aunœud ôc la parallaxe horizontale eussent été précisé-ment les mêmes dans les deux observations.
Pour tenir compte de l’applatiffement de la terre danscette méthode, il ne faut que corriger la parallaxe de hau-teur de la maniéré qui fera indiquée ci-après, ( 1682 ).