F/j. 9 °.
3J2 ASTRONOMIE, Liv. IX.
planète sont alors confondus perpétuellement l'un avecï’autre. II suffiroit alors d’observer l'ascension droited’une planète à son lever ôc à son coucher ; on auroitla première trop grande , ôc la seconde trop petite,de la valeur de la parallaxe horizontale , ainsi la moi-tié de la différence observée seroit la parallaxe que l’oncherche. Dans d’autres situations de la planète ôc del’observateur, la parallaxe d’ascension droite est moin-dre que la parallaxe horizontale , ôc que la parallaxede hauteur ; mais on peut les conclure l’une de l’autre,comme nous allons l’expliquer.
1642. Soit Z le zénit (fi?;. 90 ) ; P le pôle dumonde , E Q l’équateur, L A/l N le parallèle de l’astre ,M le lieu vrai, ôc m le lieu apparent qui est plusbas que le vrai lieu M, dans le vertical ZAÍmT ; sidu pôle P l'on tire deux cercles de déclinaisons P AI Vôc Pmt/f l’un par le lieu vrai de l’astre AI, l’autre parson lieu apparent m , la différence de ces deux cerclesde déclinaisons, sangle M P m qu’ils font entr’euxau pôle du monde, ou l’arc de l’équateur Vu qui enest la mesure , sera la parallaxe d’ascension droite ; ordans le triangle P AI m si l'on connoît sangle P, il nesera pas difficile de trouver le côté opposé AI m , c’est-à-dire , que de la parallaxe d’ascension droite observéedans un temps ou dans un lieu quelconque on déduirafacilement la parallaxe de hauteur.
La question se réduit donc à observer la parallaxed’ascension droite, ce qui se fait de la manière sui-vante : lorsqu’une planète passe dans le méridien ôc quela parallaxe est nulle en ascension droite ( 1626), onobserve la différence entre le temps du passage de laplanète ôc celui d’une étoile fixe au fil d’une lunette ;cet intervalle de temps, converti en degrés à raison de15 degrés par heure ou de 1 5" de degré pour d’heu-re, donne la différence d’ascension droite entre l’étoileôc la planète ( S8 , 2505 ).
Six heures après le passage au méridien on observepncore la même différence de passage , ôc l’on en con-
clud