Méthodes pour trouver la Parallaxe. 357
l’Héliostate ; on a l’avantage dans un héliomètre de me-surer la distance de la planète ôc de l’étoile , avec lamôme facilité que si l’une Ôc l’autre étoit immobile ;mais pour en faire Inapplication à cette méthode des pa-rallaxes d’ascension droite , il faudroit que la planète ôcl’étoile fussent à très-peu-près fur le même parallèle,fans quoi la distance mesurée à une feule étoile, nedonneroit pas la différence d’ascension droite avec assezd’exactitude.
Au reste, quoiqu’il soit difficile par la méthode ordi-naire de s’aísurer d’une seconde de temps, fur la diffé-rence d’ascension droite qu’on aura observée une fois,il est probable que si l’on répete dix fois dans une nuitla même observation, l’on pourra s’assurer d’une demi-seconde, ôc même d’un tiers de seconde, qui répond à5" de degré ; on a soin ensuite de doubler l’eff'et de laparallaxe, en observant la différence d’ascension droitea l’orient ôc à l’occident du méridien ( 1647 ), ôc l’onse trouve parvenu à une exactitude de 2" ou z" sur laparallaxe de la planète qu’on observe ; aussi voyons-nousque par cette méthode on étoit parvenu à connoître laparallaxe horizontale du soleil, à une seconde près,puisque M. Caffini ôc M. Maraldi l’ont trouvée de9" \ ou 10", ôc qu’on l’a trouvée enfin de 9" depuis 1 ob-servation du passage de Vénus fur le soleil, qui étoit laplus concluante de toutes.
1(549- La troisième méthode pour déterminerla parallaxe est celle qui suppose deux observateurs très-éloignés l’un de l’autre, 00servant tout à la fois la hau-teur d’un astre dans le méridien ; c’est la plus naturelleôc la plus exacte ; c’est celle que j’ai employée en 17 jilorsque M. l’Abbé de la Caille étoit au Cap de Bonne-Espérance, ôc que j’observois en même temps la lune àBerlin, pour trouver la parallaxe de la lune , qui n’a-voit jamais été déterminée par une méthode auffi exacte.
( Mêm. de l’acad. 17 j t , pag. 457 ).
1650. Le cas le plus simple de cette méthode estcelui où l’on auroit un observateur en 0 {fg. 87)3 ôc k'C. 87.