398 ASTRONOMIE, Liv. IX.
produit sur sangle de la parallaxe un plus grand effet;quand la lune s’approche de nous que quand elle s’enéloigne. La distance moyenne est un milieu arithméti-que entre la distance apogée 6t la distance périgée , maisla parallaxe est en raison inverse de la distance, ainsila parallaxe 5/ z", qui répond à la distance moyenne,est une moyenne harmonique entre celles qui répon-dent aux distances apogée ôt périgée ; or le milieu har-monique différé beaucoup du milieu arithmétique. Parexemple , les premiers nombres qui expriment les nom-bres de vibrations des accords de la musique, 2 , 4, 6 ,font en proportion arithmétique, d’où l’on conclud queies nombres 7,7,7 qui expriment les longueurs descordes font en proportion harmonique , ces dernièresquantités qui peuvent se représenter par les fractionsdécimales o , yo ; o, 2y ; o , 17 font bien loin de la pro-gression arithmétique , puifqu’il faudroit que la moyennefut o , z 3 Ôt non pas o, 25. Voila une première rai-son pour laquelle la constante y 7' 3" différs de r o" dela moyenne prise entre la parallaxe apogée 6c la pa-rallaxe périgée.
La seconde raison, c’est que l’attraction d u soleilpeut augmenter la parallaxe périgée de 5", ôt qu’ellene peut diminuer la parallaxe apogée que de 12 " ,parce que son effet est plus considérable quand la luneest près de la terre , ôt que les attractions du soleil 6cde îa terre conspirent à rapprocher la lune de nous,que quand la lune est fort éloignée, 6c que le soleiltend à l'éloigner encore. Cette seconde raison sait quela parallaxe moyenne entre la plus grande ôt la pluspetite est encore plus forte de 26"7-, que si les équa-tions de la parallaxe faisoient autant pour la diminutionde la'parallaxe constante 5/ 3" que pour son augmen-tation ; ainsi suivant nos tables la parallaxe moyennedoit être plus grande de 36"^ que la constante, c’est-à-dire, y7' 39 ;/ t- 31 faut dire à peu-près la même chosedu diamètre de la lune ( 1 yo7 ).
ï 7 1 3 • Suivant les nouvelles tables de Mayer, la