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LIVRE DIXIEME.
PU CALCUL DES ÉCLIPSES.
17 5 O. Le s éclipses ( a ) ont toujours formé pour leshommes un spectacle frappant ; la manière de les pré-dire leur paroît être l’objet le plus important des re-cherches de Tastronomie ; c’est du moins la preuve furlaquelle on juge souvent des progrès de cette science& de l’exactitude des astronomes.
II est vrai que les éclipses ne font importantes pour nousque parce qu’elles font un moyen de déterminer lesinégalités de la lune , ôc les longitudes des différenslieux de la terre ; mais cet objet est assez considérablepour mériter des détails ; ajoutons à cela l’intérêt quele Public y prend, l’ufage où font les astronomes deles calculer toutes avec le plus de foin qu’il est possi-ble , ôc l’emploi que les Historiens en ont fait ; toutcela exige qu’on apprenne dans un livre d’astronomietoutes les méthodes les plus exactes ôc les plus sûresde calculer les éclipses, avec toutes les choses remar-quables qui peuvent y avoir rapport.
17 5 1 • ^e premier calcul préliminaire dans uneéclipse est celui de la conjonction moyenne : lorsqu’onignore le temps où il y aura des éclipses ôc qu’onveut s’en instruire, on est obligé de calculer toutes lesconjonctions ôc toutes les oppositions qui arriveront dansl’année , ôc de choisir celles qui peuvent être éclipti-ques ; c’est-à-dire , où la lune fera assez près de l’éclip-tique, ôc à une latitude assez petite pour qu’il puissey avoir éclipse. On a calculé diverses tables propres àtrouver aisément chaque conjonction moyenne : nous
( * ) E’xAeiVai, dejìcìo , parce que dans les éclipses le soleil ou la luneparoilsent nous manquer,
G g g ij
Conjonctions
moyennes.