Epactes
astronomig.
420 ASTRONOMIE, Liv. y.
avons vu que le Saros de M. Ha’ley, ou la périodeCaldéenne de Pline ra me ne ordinairement l.s éclipsesdans le même ordre au bout de > 8 ans ( i ;oi ); ainsicette période fournit déjà un moyen pour pr'voir àpeu-près les jours où il peut y avoir une éclipse de luneou de soleil, quand on connoît celles qui ont eu lieu18 ans auparavant; mais l’ufage de cette méthode estborné ( 1502 ).
I 7 5 On peut auííi reconnoître les syzygies éclip-tiques par la méthode des épactes, Le c’est la voie laplus naturelle Le la plus générale. On en trouve latable dans le P. Riccioli, (Aflron. refcrm. pag. 60 );dans M. de la Hire , dans M. Cassini , ( Tables astron.fa^. 58 ), dans les éphémérides du P. Hell , pour 1764,Le dans nos tables de la lune. Les épactes astronomi-ques dont nous nous servons pour trouver les nouvel-les lunes moyennes , ne font autre chose que 1 âge dela lune au commencement de Tannée, ou le nom-bre de jours qui reftoit depuis la dernière conjonctionmoyenne de Tannée précédente jufqu’au commencementde Tannée actuelle, li elle est bissextile, ou à la veillefi c’est une année commune ( 1326); par exemple, ily a eu conjonction moyenne le 2 6 Décembre 1761 , àih 14/ 14", la longitude moyenne du soleil étant égalea la longitude moyenne de la lune ; depuis ce moment-là jufqu’au 3 1 de Décembre à midi, pour lequel fontcalculées les époques des années communes, il y aquatre jours 22 h 43' 4.6"; c’est-là ce qu’on appelle épac-te astronomique de 1762. Cette épacte étant retranchéede 29 jours 1 2 11 44/ 3", nous apprend que la premièreconjonction moyenne de 1762 arrivera le 24 Janvierà i3 h 38' 17" de temps moyen, puisque 4 jours 22^qui restent de Tannée précédente avec 24 purs 13^ dumois de Janvier , font Tintervalle de 29 jours i2 h qu’ildoit y avoir d’une conjonction à l’autre.
I 75 3 * Pour calculer Tépacte d’une année, il suffitde retrancher la longitude moyenne du soleil de cellede la lune, & de convertir le reste en- temps lunaire,