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Tome second.
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D u Calcul des Eclipses. ^.27

mouvement réel , total & absolu , de chacune desdeux planètes , mais l’excès d’un des mouvemens furl’autre qui produit une conjonction ou une éclipse.

On peut donc ne faire aucune attention au mouve-ment d’une des deux planètes, pourvu qu’on donne àl’autre la différence des deux mouvemens, c’est-à-dire,qu en faisant mouvoir seulement l’une des deux on luifasse changer de longitude ôc de latitude par rapport àl’autre, autant qu’elle en change réellement par lacombinaison des deux mouvemens pris ensemble ; onaura par ce moyen la conjonction apparente des deuxastres, tout de même que si l’on considérois les deuxmouvemens à la fois.

Ainsi pour calculer une conjonction de deux planè-tes, on ne considère que'le mouvement relatif, c’est-à-dire , le mouvement de l’une par rapport à l’autre,ôc on suppose fixe l’une des deux; cette supposition nefait que simpliíìer le calcul ôc ne change rien à l’étatréel des choses ; car si une planète avance par heurede z 6 minutes, & l’autre de 2 minutes, il est évidentqu’elles ne changeront que de 34. minutes l’une parrapport à l’autre, ôc elles seront à la même distanceque si l’une étant fixe , l’autre n’avoit eu que 54' demouvement.

Soit P ôc A (sig. p7 ) les deux planètes en con- 9t ,jonction, PR—sìB le mouvement horaire d’une desdeux planètes en longitude, c’est-à-dire, parallèlementà l’écliptique, A C le mouvement horaire de l’autreplanète; la différence B C des deux mouvemens est lemouvement horaire relatif, puisque la première planè-te ayant avancé de la quantité P R égale A B , Ôc laseconde planète de la quantité A C , elles ne diffèrentl’une de l’autre que de la quantité B C en longitude,c’est-à-dire, autant que si l’une étoit restée en P, ôcque l’autre eût parcouru seulement un arc A G égal aBC, en partant du point A.

1764» H en est de même du mouvement en lati-tude ; supposons que la planète qui a eu le mouvement

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