joS ASTRONOMIE, Liv. X.
rizon , comme cela est évident par la situation de l*el jlipse terrestre ; donc l’observateur placé en O ou enJV voit la lune plus près du pôle P, que s il étolt aucentre C de la terre. Ainsi cette parallaxe dans les paysseptentrionaux est additive à la différence vraie d’azi-mut , si la lune est au nord du vertical du soleil oude l’étoile ; elle se retranche si la lune est au midi ,c’est-à-dire , li la différence vraie d’azimut est vers lemidi.
I 89 3 * Pour pouvoir faire distinguer d’une manièresûre ôc commode les cas où la lune est au nord du ver-tical , nous allons donner des règles générales auxquelleson pourra avoir recours dans le calcul des éclipses ;mais dont on pourra se paffer si l’on a devant les yeuxune figure du vertical & du méridien , ou du cerclede déclinaison qui passe par l’étoile , dans laquelle lalune soit placée comme elle doit l’être au temps pourlequel on calcule, telle qu’est la figure 1 19 pour l’excm-ple que nous avons choisi. On peut encore se servird’un globe pour guider le calcul. Au reste , j’ai ren-fermé dans les règles suivantes toutes les variétés pos-sibles , asin de lever pour jamais toute incertitude dansma méthode.
Dans les hauteurs du pôle qui ont lieu en Europe& qui font plus grandes que 28°, sangle parallactiqueest toujours aigu ; ainsi dans les premières règles nousle supposerons moindre que po° du côté du nord; nousdistinguerons si la lune a passé le méridien ou non ,c’est-à-dire, si elle est dans l’hémisphère oriental ouoccidental, & si elle est au nord du soleil ou de l’é-toile. En disant que la lune est au nord, j’entends queson lieu vrai est plus près du pôle boréal de l'éclipti-que , que celui de l’étoile ; c’est-à-dire , fa vraie lati-tude boréale plus grande ou fa vraie latitude australeplus petite que la latitude de l’étoile. Tout cela posé,l’on aura la parallaxe d’azimut additive à la différenced’azimut dans tous les cas suivans.