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Tome second.
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LIVRE ONZIEME.

DES PASSAGES DE rÉJVUS ET DE MERCUREJìir le Soleil.

\/"É N u s & Mercure qui tournent autour du soleil àune moindre distance que la terre , ( art. 1082) , se trou-vent entre nous ôc le soleil à chaque révolution syn-dique ; ôc si ces planètes n’ont alors que peu de latitude ,on voit fur le soleil une tache noire ôc ronde, dont lalargeur paroît occuper environ la trentième partie decelle du soleil, si c'est Vénus, ôc seulement la 150 epartie si c’est Mercure.

2 0 00. Averrhoës crut avoir apperçu Mercure furle soleil, mais Albategnius 6c Copernic , ( L . 11 . c . 10 ) ,ne pensoient pas qu’il fût possible de l’y voir à la vuesimple, ôc ils avoient raison. Képler crut aussi avoir Ces passapperçu Mercure fur le soleil à la vue simple ; mais il ne se voientreconnut ensuite que ce ne pouvoit être qu’une tache ^ p f c la vu ®du soleil ; il s’en trouve quelquefois d’affez grossies pourqu’on puisse les entrevoir fans lunettes ; Gallilée assurOiten avoir vu ôc les avoir montré à d’autres à la vue sim-ple , ôc nous en citerons des exemples (3131). Mais àî’égard de Mercure qui n’a que 1 2 ." de diamètre, il estimpossible qu’on l’ait jamais apperçu fur le soleil ; c’esttout ce que l’on pouvoit faire, en 1761, que d’y apper-cevoir Vénus, qui avoit 58" de diamètre ( 1391,2157),je n’oserois même assurer qu’on l’ait apperçue à la vuesimple ; Gassendi nous assure que plusieurs fois ôc en-tr’autres le 1 o Septembre 1621 , il n’a pu voir à la vuesimple des taches qui mesurées avec des lunettes, avoientcependant une minute ôc un tiers de diamètre. II n’estdonc pas étonnant qu’avant la découverte des lunettes,on n’eût jamais observé Mercure ni même Vénus furiesoleil.