Band 
Tome second.
Seite
574
JPEG-Download
 

574 ASTRONOMIE, Liv. XI.

2 001 . Ces passages n arrivent que lorsque Vénus ôcMercure dans leur conjonction inférieure, n’ont pasune latitude plus grande que le demi-diamètre du soleil,c’est-à-dire, lorsque la conjonction arrive fort près dunœud, tout au plus, à la distance de i°~ pour Vénus.

Ils sont très- 2 002. Ces passages font importans ; ils fournissentmiportans. un moyen de déterminer exactement le lieu du nœudde Mercure, ou de Vénus, & la longitude héliocentri-que indépendamment de la parallaxe du grand orbe ;mais les passages de Vénus ont sur tout l’avantage sin-gulier de pouvoir faire connoître exactement la paral-laxe du soleil (2149); d’où dépendent les distances deroutes les planètes entr’elles & par rapport à nous (1222);c’est ce qui leur a donné une fì grande célébrité , & cequi m’oblige de les traiter séparément dans ce XI elivre.

II y a dans les passages de Vénus trois choses qui con-courent à donner de l’avantage 6c du mérite à ces for-tes d’observations; 1°, la grande précision avec la-quelle on observe le contact de deux objets, dont l’unest obscur 6c placé sur un autre qui est lumineux ; iln’y a dans l’astronomie que ce seul cas où l’on puisseobserver un angle de distance à un dixième de secondeprès; 2 0 , le rapport connu de la parallaxe de Vénusau soleil, avec celles de toutes les autres planètes; 3 0 ,la grandeur de cette parallaxe qui produit un quart-d’heure de différence entre les observations, ôc qui estplus que double de celle du soleil.

2003* Képler fut le premier qui en 1627 après avoirdressé fur les observations de Tycho ses tables Rodol-phines , osa marquer les temps où Vénus & Mercure p af-ferment devant le soleil ; il annonça même un passage deMercure pour 1631, 6c deux passages de Vénus, l’unpour 1631,6c l’autre pour 1761 , dans un avertissementaux astronomes, publié à Leiplick en 1629 : sddmonïtioad Ajìronomos renimque cœlefîium Jhtdìofos , de miris tarif-que annì 163 1 phœnomenis , Venerìs put a , & Mercurii infolem incurfu, Képler n’avoit pas pu donner à ses tables