Des Réfractions Aflronomiques. 66^
observations faites en Europe, repre'sentoient avec lamême justesse les observations faites en Amérique, ceque ne faisoient point, les élémens dont s’étoit serviTycho-Brahé à l’égard de l’obliquité de l’dcliptique, dela parallaxe du soleil ôc des réfractions astronomiques.
Méthodes pour observer la quantité desRefraclions Aflronomiques.
2170. Après avoir tracé l’histoire de la réfrac-tion , je passe aux méthodes qui ont été employées suc-cessivement pour l’observer. On a vu celle des déclinai-sons (2164) : voici celle des hauteurs. La réfractionétant la différence entre la hauteur apparente & la hau-teur vraie, il s’agit de pouvoir calculer celle-ci pour lemoment ou l'on a observé la premiere.
Lorsqu'on n’avoit pas l’ufage des horloges, on em-ployoit i’azimut ou l’angle Z (jìg. 89 ) , pour résoudre letriangle PZS , ôc trouver la véritable hauteur; sangleZ ou PZS ne dépend point de la réfraction 6c n’en estpoint affecté , puisque le lieu vrai ôc le lieu apparent,sont dans un seul ôc même vertical ZS{ 2 161 ), ôc parconséquent au même degré d’azimut ; ainsi dans le trian-gle PZS , on connoîtra pour l’instant donné les côtés P Zôc PS avec sangle Z opposé à su n d’eux ; son trouverapar la trigonométrie sphérique, le troisième côté Z S ,dont le complément est la hauteur vraie, qui comparéeavec la hauteur apparente, observée en même temps quel’azimut , donne la quantité de la réfraction. (Tycho, Pro-gymn. pag. 93). Cette méthode des azimuts n’est pointusitée actuellement.
2 I 7 1 • Les hauteurs correspondantes du soleil, oud’une étoile sont très-propres à faire connoître la quan-tité de la réfraction, fi elles font prises avec un grandquart-de-cercle ôc une horloge excellente. Je suppose ,par exemple, que la hauteur du soleil observée à sixheures de distance du mériden , le matin ôc le soir, sesoit trouvée de 9 0 précisément, ôc que suivant le calcul
Méthodes
anciennes.
Fig. 8,»
Par les hau-teurs corres-pondantes.