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Tome second.
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723
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Des Injlrumens (TAftronomie. 723

Sur un côté de la règle AO l’on voit à angles droits deuxpetites planchettes carrées L ôc O parallèles entre elles,dont chacune a au milieu un petit trou , celui de l’œilest le plus petit, ôc celui qui est en L est assez grandpour que la lune puisse y paroître toute entière; la règleA 0 étoit ajustée par une charnière fur la règle verti-cale AF, ôc elle tournoit librement autour du point A ;la règle GD servoit à régler le mouvement de AO ; surles lignes AG Ôc AO étoient marquées 60 parties égalesqui formoient le rayon , tandis que GD étoit la cordede l’angle GAO , en supposant que le triangle GAD fûttoujours isocelles. Le long de la règle verticale A F , ily avoit un fil à plomb passant par deux trous D ôc C quiservoit à rendre la règle A F exactement perpendiculaireà l’horizon.

Ptolomée décrit encore dans son Almageste , ( Liv.V. cap, 1 , pag. 100 ), un autre instrument qu’ii appelleAftrotabe ; ôc qu'il employoit pour observer les distan-ces de la lune au soleil : il y avoit deux cercles exacte-ment tournés, placés l’un dans Fautre à angles droits,l’un destiné à représenter l’écliptique , ôc l’autre le coluredes solstices fur lequel on marquoit les pôles de l’équa-teur ; un troisième cercle tournoit autour des pôles del’écliptique fur deux cylindres qui y étoient fixés, ôc ser-voit à marquer les longitudes ; un quatrième cercle au-dedans des trois autres portoit deux trous ou deux pinu-les , qui servoient à regarder la lune ou un autre astre ôcà mesurer sa longitude ôc sa latitude. Cet instrument nediffère de celui de Tycho, que nous décrirons ci-après(2279 ), que par une plus grande perfection dans cedernier.

2276 . Les Arabes ne se servirent point des armilles,mais seulement des règles parallactiques de Ptolomée ,ils y ajoutèrent des quarts-de-cercles d’un plus grandrayon ôc des sextans, comme on le voit par un écritdu Docteur Bernard fur l’obliquité de l’écliptique dé-terminée par les Arabes, ( Phi/, t r ans n° i< 5 ; ) ; il racontaà Flamfieed qu’il avoit vu un écrit d’un ancien Arabe fur

Astrolabe,

Irstrorre tîdes Arabes.