Tnflrumens
jl’Hévclius.
ji6 ASTRONOMIE, Liv. XIII.
l’étoile dont la déclinaison se trouve marquée par lapinnule.
Toute cette machine étoit placée sur un pied decuivre , très-solide , qu’il faut concevoir au-dessous deT, & que je n’ai pas représenté, parce qu’il n’est pasessentiel à la nature de l’instrument ; le íil à-plomb Z Tétoit un fil de cuivre très délié chargé d’un poids T ,qui servoit à placer l’insirument une fois pour toutes,ou à vérifier de temps à autres fa position. On imite ,pour ainsi dire, ces armilles dans la construction deXAnneau ajlronomique , dont on peut voir la descriptiondans le traité des instrumens de mathématiques, parB ion.
Çet instrument est celui dont Tycho faisoit le plusd’usage, car toutes les fois qu’il avoit observé les distan-ces des planètes aux étoiles avec lè sextant, il mesu-roit ordinairement leur déclinaison , & le temps vrai del’observation avec ces armilles équatoriennes , en me-surant la distance de quelque belle étoile au méridienlç long de l’équateur. On mesuroit auíli quelquefois lahauteur Ôt l’azimut pour avoir le temps vrai, avec d’au-tres instrumens. Souvent Tycho, à la fuite des distancesdune planète aux étoiles, donne aussi l’ascension droitede la planète conclue de sa distance au méridien par lesarmilles équatoriennes.
Tels font les deux principaux instrumens de la nom-breuse collection de Tycho, & ceux qu’il décrit par pré-férence dans ses Progymnasmes ; leur précision alloit àpeu-près à une minute.
2280. Les instrumens dont se servit Hévélius dansle dernier siècle, étoient auíli remarquables par leurgrandeur ôc leur exactitude ; il en a décrit r 2 principauxdans son Organographie , ( Mach. cœlejì. pars 1 ), parmilesquels on remarque un sextant de cuivre , de plus desix pieds de rayon, avec lequel il mesura çe nombreprodigieux de distances qu’on trouve dans le grand ou-yrage intitulé : Mach. ccelejîis ; on peut estimer à 15^011