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Tome second.
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Des Inflrumens £ Astronomie. 727

ûo /; les erreurs probables de ses observations. II semblemême que Flamsteed les regarde comme encore pluspetites, (Flamjl. Proleg. pag. 100).

Des Gnomons ou Méridiennes.

1 1 g 1. On appelle Gnomon ( 72 ) une hauteur per-pendiculaire prise au-dessus d’une méridienne horizon-tale ; on mesure sur la méridienne ou la longueur desombre , ou la distance entre l’image lumineuse du soleil& la verticale qui marque le pied du style ; l'on a dansles deux cas la tangente de la distance du soleil au zénit ;la hauteur du style étant prise pour le rayon.

Inobservation des hauteurs méridiennes du soleil (70),ou de la longueur des ombres a dû être une des pre-mières méthodes employées pour mesurer Tannée, &le retour des saisons ; cette méthode paroît avoir étéfort en usage chez les Egyptiens , les Chinois & les Pé-ruviens, voyez M. Goguet, (II. 250), l’histoire de['astronomie Chinoise , ( Tom . I, pag. 3. Tom. II , pag.5 , 8 & 21 ). Les Gnomons ont été les premiers instru-mens astronomiques qu'on ait imaginés, parce que lanature les indiquoit pour ainsi dire aux hommes : lesmontagnes, les arbres, les édifices font autant de Gno-mons naturels qui ont fait naître l’idée des Gnomonsartificiels qu’on a employés presque par-tout. Tels fu-rent probablement l’horloge d’Achaz, (Voyez M. Go-guet ), les Gnomons des Caldéens ( 261 ), de Pythéas àMarseille ( 341 ), & d’Ératosthènes (2628).

Sous l’empire d’Auguste un Mathématicien nomméManlms , profita d’un obélisque que ce Prince avoit faitélever dans le champ de Mars, pour en faire un Gnomon;Pline dit qu’il avoit 116pieds, ( 10 j f de France)., 6cqu’il marquoitles mouvemensdu soleil. ( P L Ub. 36. cap.Z), 1 o & 11 ). Cet obélisque se voit encore à Rome, quoiqueabattu & fracassé; j’en ai parlé dans le IV e volume demon f/y âge en Italie , & l’on peut voir plusieurs belles