Méridiennede S.Pecrone.
728 ASTRONOMIE, LIV. XIII.
dissertations fur cette matière dans l’ouvrage de M. Ban-dini , Dell ’ obelijco di Césare Augujìo , &c. à Rome1750, in-folio.
Cocheou-Kingen fit un de 40 pieds à Pékin , vers Tan1278 (418 ); Ulug-Beg vers 1450 fe servit à Samar-kand d’un Gnomon qui avoir 16s pieds de hauteur( 396 ). Cet usage des Gnomons a été fi naturel & ligénéral qu’on en a trouvé des vestiges , même au Pérou:Garcilafo de la t cga , cotnmeatarios reales de los meus 1723,Tom. 7 , Làb. . cap. 22, pag. 61.
Paul Tofçanella qui mourut en 1482 , éleva à Flo-rence l’un des plus fameux Gnomons que l’on ait vu,il a 277 7. pieds de hauteur, & c’est le plus grand quiexiste. Le P. Ximenez premier mathématicien du grandDuc de Toscane, la rétabli, & en a donné une ampleôt belle description : Del vecclûo e nu»vo Gnomone Fìoren-tino &c. 1757 , m- 4 0 .
Gassendi voulant observer en 1636, la hauteur folsti-ciale du soleil, comme il l’avoit promis à Wendelinus ,forma dans le college de l’Oratoire à Marseille, unGnomon de j 1 piçds 8 pouces 4 lignes de hauteur ( Gajs.pp. Tom. V, pag. 52; ) , avec lequel il observa la hau-teur solstîciale du bord supérieur du soleil 70° as 59".Le Gnomon du P. Henri à Breslaw avoit 35 pieds,comme je le trouve dans les manuscrits de M. del’Isie.
2 2§2. Ignace Dante , Dominicain , ensuite Evêqued’Alatri, construisit un Gnomon de 67 pieds de haut en1575 ou 1576, dans l’Eglise de Saint Pétrone, patronde Bologne ( 460 ) ; M. Cassini le rétablit en 1655, &en 1695 (554) , à lui donna 837 pieds de hauteur;c'est cette méridienne de Saint Pétrone de Bologne, quia été la plus célèbre & la plus utile de toutes. On entrouve la description dans deux ouvrages, l’un de M.Cassini, 1 autre de M. Manfredi, avec les observationsqui y ont été faites en très-grand nombre : j’en ai parlédans le second volume du Voyage d?un Franpois en Italie ,publié en 17 tfp, ]
f M. Picard