» et que le pays est uni et sans éminence ,» il est encore aisé de conduire le ruisseau» appelé de Lampy, dans le lit de la rivière» de Revel, distante d’environ quinze cents» pas l’un de l’autre. Il est pareillement fa-» cile de mettre dans ledit Lampy un autre» ruisseau appelé d’Alzau, distant d’environ» cinq quarts de lieue , et par conséquent» plusieurs autres eaux qui se rencontrent» dans cette conduite ; de sorte que, jointes» ensemble, étant comme elles sont toutes» sources vives et de durée, elles formeront» une grosse rivière , qui, menée au point» de partage , rendra le Canal suffisamment» rempli des deux côtés pendant toute l’an-•> née , et jusqu’à six pieds de hauteur sur» neuf toises de large : si bien que la navi-» gation sur ce Canal seroit sans difficulté ».
Riquet présentoit ensuite trois plans pourla direction du Canal. Le premier étoit dele conduire vers la rivière d’Agout , de larendre navigable jusqu’à son embouchuredans le Tarn , et de profiter du Tarn , navi-
l’année suivante Riquet se détermina-t-il à baisser sonpoint de partage jusqu’à la fontaine de la Grave, au-dessous des Pierres de Naurouse.