HISTOIRE DU CANAL
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gable en cet endroit, pour arriver à la Ga ronne auprès de Moissac . Mais Riquet ob-servoit, qu’il se trouveroit des difficultés aunavigage contre-mont la rivière d’^4goût etdu Tarn , à cause des fréquentes chaussées demoulins qui s’y rencontrent. « Dans ces pas-» sages, les deux rivières sont très-rapides ,» leurs lits sont enfoncés, et leurs bords
» très-escarpés_ On ne saurait, dit-il, se
» servir de chevaux , et les hommes ne pour-» raient faire ce tirage et ce remontement» de vaisseaux qu’avec grande peine ».
Pour éviter de pareils obstacles , il pensequ’il faut renoncer aux rivières de l'Agoûtet du Tarn , et il propose un second plan.Depuis le point de partage jusqu’à une rivièrenommée le Girou , il y a environ trois lieuesde pays plat, avec une pente douce et im-perceptible vers cette rivière. Elle entre danscelle de Lers, qui se jette dans la Garonne ,à sept lieues de là , et à trois lieues au-des-sous de Toulouse . C’est donc par le moyende ces deux rivières qu’il formoit le Canal.
« Mais , dit-il, s’il est de nécessité absolue» de faire passer le Canal auprès de Tou-» louse , cela se pourrait encore facilement» faire ; car il est aisé de le porter dans les