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[Tome premier.]
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76 PONT DTVRY.

formes des piles à labri du choc des corps flottans. Aucun motif nemilitait du reste pour que le plan de recepage fut descendu davantage;la rivière ne présentait que 2 m .oo de profondeur , de sorte quil ne resteque i.25 au plus de hauteur de pieux hors terre ; le sol est ferme, le dé-bouché du pont est suffisant, ce qui ne laisse craindre aucun affouille-ment; il était donc raisonnable de relever le plus possible les fondationspour diminuer dautant le cube et la dépense des maçonneries su-périeures.

3 ». ENROCHEMENS.

Division des cnro-chemens en deuxpériodes.

(35) Les enrochemens au droit de chaque pile se sont exécutés endeux périodes : aussitôt que le recepage des pieux était achevé, on coulaità la main des moellons dans lintérieur des pilotages et jusquau niveaude la tête des pieux ; on attendait ensuite que le caisson fût en place etla pile élevée à fleur deau pour exécuter les enrochemens qui entourentlextérieur des pilotis, et qui forment comme une crèche au pourtourdes fondations.

Enrochemens àl'intérieur.

Radeau au lieud'échafaud ; barrageléger en amont decharpie pile.

Vérifies lion de la-rasement; accidentarrivé.

(36) La première des ces opérations demande de grands soins, pour rem-plir tout-à-fait ce coffre intérieur, et araser exactement la tête des pieux.Afin que les moellons fussent jetés de la moindre hauteur possible, et nefissent pas rejaillir leau sur les ouvriers, on se servait de radeaux ; cetéchafaud flottant se composait de trois ou quatre plats-bords de sapin,rendus solidaires les uns des autres, au moyen de planches clouées entravers. Afin que dans leau les moellons tombassent à peu près da-plomb, nous avions en outre placé une cloison en planches de champ ,en amont eten travers des trois dernières piles il se manifestait un fortcourant; cette cloison était appliquée et clouée contre les premiers pieuxde léchafaud ; elle descendait le plus bas possible.

Une dernière précaution eût été fort utile : nous eussions voulu dra-guer une souille au droit du coffre des pilotis; mais, outre que cetteopération est assez longue, et que le temps nous manquait, elle auraitexigé la dépense dun encaissement général jointif, pour empêcher lescrues de la rivière de rapporter du sable dans lemplacement dragué ; etnous avons cru pouvoir en faire économie.

Les enrochemens une fois terminés, on soccupait den vérifier lara-sement supérieur. Le petit barrage damont, dont nous avons parlé, per-