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formes des piles à l’abri du choc des corps flottans. Aucun motif nemilitait du reste pour que le plan de recepage fut descendu davantage;la rivière ne présentait que 2 m .oo de profondeur , de sorte qu’il ne resteque i ”“.25 au plus de hauteur de pieux hors terre ; le sol est ferme, le dé-bouché du pont est suffisant, ce qui ne laisse craindre aucun affouille-ment; il était donc raisonnable de relever le plus possible les fondationspour diminuer d’autant le cube et la dépense des maçonneries su-périeures.
3 ». ENROCHEMENS.
Division des cnro-chemens en deuxpériodes.
(35) Les enrochemens au droit de chaque pile se sont exécutés endeux périodes : aussitôt que le recepage des pieux était achevé, on coulaità la main des moellons dans l’intérieur des pilotages et jusqu’au niveaude la tête des pieux ; on attendait ensuite que le caisson fût en place etla pile élevée à fleur d’eau pour exécuter les enrochemens qui entourentl’extérieur des pilotis, et qui forment comme une crèche au pourtourdes fondations.
Enrochemens àl'intérieur.
Radeau au lieud'échafaud ; barrageléger en amont decharpie pile.
Vérifies lion de l’a-rasement; accidentarrivé.
(36) La première des ces opérations demande de grands soins, pour rem-plir tout-à-fait ce coffre intérieur, et araser exactement la tête des pieux.Afin que les moellons fussent jetés de la moindre hauteur possible, et nefissent pas rejaillir l’eau sur les ouvriers, on se servait de radeaux ; cetéchafaud flottant se composait de trois ou quatre plats-bords de sapin,rendus solidaires les uns des autres, au moyen de planches clouées entravers. Afin que dans l’eau les moellons tombassent à peu près d’a-plomb, nous avions en outre placé une cloison en planches de champ ,en amont eten travers des trois dernières piles où il se manifestait un fortcourant; cette cloison était appliquée et clouée contre les premiers pieuxde l’échafaud ; elle descendait le plus bas possible.
Une dernière précaution eût été fort utile : nous eussions voulu dra-guer une souille au droit du coffre des pilotis; mais, outre que cetteopération est assez longue, et que le temps nous manquait, elle auraitexigé la dépense d’un encaissement général jointif, pour empêcher lescrues de la rivière de rapporter du sable dans l’emplacement dragué ; etnous avons cru pouvoir en faire économie.
Les enrochemens une fois terminés, on s’occupait d’en vérifier l’ara-sement supérieur. Le petit barrage d’amont, dont nous avons parlé, per-