MORTIER, POSE DE MAÇONNERIES , etc. i55
des meulières de hauteur égale; mais elles sont conciliables avec l’em-ploi de toutes les meulières smillées, si on les distribue avec un peud’intelligence dans leurs cases respectives.
Pour la maçonnerie de moellon de remplissage, loin d’exiger unepareille uniformité, nous avons au contraire recommandé de poser lesmoellons avec des élémens de différentes hauteurs pour une même assise.Ainsi, lorsque des maçons arasaient trop régulièrement leur tas, nousy faisions encastrer çà et là des moellons plus épais, afin de former desressauts et de rendre, en quelque sorte, toutes les assises de moellonsolidaires, dans le cas d’une tendance à un glissement horizontal.
Au demeurant, le tas toujours bien nettoyé; le lit de pose et lespierres, petites comme grosses, souvent arrosés; enfin un mortierferme, et souillant de toutes parts lorsque la hachette ou le marteauassurait la meulière ou le moellon : telles ont été nos instructions pourles maçonneries des massifs du Pont d’Ivry; ces ordres sont devenusbientôt des habitudes de chantier et la règle invariable des maîtres-com-pagnons , et même des, simples ouvriers.
3°. REJOINTOIEMENS.
(iii) La meulière, employée au pont d’Ivry , est en général une espècede silex pyromac, très-lourd, très-difficile àsmiller, et qu’il faut memefaire éclater au marteau. Cette pierre est aussi, en presque totalité, d’unecouleur de caillasse blanchâtre. Pour relever le ton de ces maçonneries ,etlaisser ressortir d’une manière plus agréable les appareils en pierre detaille, nous en avons refait tous les joints avec des éclats de meulièrecuite au feu et poussée au rouge. Afin d’obtenir un mortier coloré età la fois d’une prise très-prompte, nous avons également employé, aulieu de sable, des tuiles boccardées et de la pouzzolane artificielle.
Nous touchions à l’arrière-saison; et l’on sait combien il est aventu-reux d’exécuter alors des rejointoiemens, à moins qu’on ne donnepromptement de la dureté aux mortiers, et c’est ce que nous avonsobtenu avec la pouzzolane factice. L’emploi seul des tuiles pulvériséesn’aurait pas offert cet avantage, car il n’en résulte un véritable cimenthydraulique qu’autant qu’il s’v rencontre, par un hasard auquel il serait
Irrégularité exigéedans les assises (lesmoellons.
Meulière cuite ,mortier avec tuilespulvérisées, et pouz-zolane factice.
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