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que celle de Berzé-la-Ville dans le Maçonnais, qui est à trois lieues de la Saône .Mais celte carrière, qui n’empêche pas que l’on ne transporte à Mâcon du plâtrede Dccise et de Charreccy, quoiqu’il y ait deux lieues et demie de voitures parterre, et plus de douze lieues par eau, ne pourrait'plus entrer en concurrence sile canal était fait. Les carrières de plâtre sont assez rares depuis Paris à Lyon :on n’en connaît point que celles-ci et celles de Memon, à quatre lieues au Nordde Dijon. Il y a encore quelques-unes en Franche-Comté . Il doit y en avoirpeu sur la Loire, puisque l’on conduit à présent à Digoin du plâtre de Decise,qui en est éloigné de plus de vingt lieues. Le commerce de ce côté là peut de-venir aussi important que du côté de la Saône , et ce n’est pas le porter bienhaut que de compter sur trente à quarante bateaux de celte marchandise, tantsur la Saône que sur la Loire .
s On lire depuis plusieurs années des marbres dans les carrières de la Douée,près de Beaune et surtout à Saint-Romain, qui sont bien préférables à ceux deFlandre, dont on fait un si grand débit à Paris . Celui de la Douée, quoiquemoins beau que l’autre, se travaille aisément, se polit bien, et n’a point de ten-drières. On en fait beaucoup de chambranles de cheminées qui ne sc vendentque 50 à 60 fr., tandis que des cheminées de Flandre de même grandeur etdu même dessein, qui ne sont qu’en placage, coûtent presque le triple. Il n’estpas douteux que l’on n’en fit un bon débit pour Paris et le long de la Loire .Chaque chambranle peut peser 490 kil., et l’on doit espérer qu’il se chargerachaque année cinq à six bateaux tant avec ccs chambranles qu’en tables desciées.l’îfiTes. On tire à Châlons les pierres à bâtir de Givri, qui en est à deux lieues. On lesprendrait presque toutes à Chagni, qui en est à quatre lieues, parce que la voi-lure coûterait un tiers de moins que celle de Givri : mais la pierre de taille deGivri étant plus aisée à tailler, aura toujours la préférence pour les parties éle-vées. On pourra aussi conduire sur le canal la pierre de Fontaine, qui est à-peu-près de même qualité que celle de Givri. On débite à Châlons environ 2200 mètrescubes de pierre de taille et moellons. On doit compter qu’on en tirera au moins1500 de Chagni, qui feront la charge de quatre-vingt bateaux.
On tire encore des environs de Blanzi , très près du canal, des meules de mou-lins, dont on verrait un grand débit par la facilité du transport. À présent quel’on est obligé de les voiturer à sept lieues par de très mauvais chemins, on enconduit autant sur le port de Châlons que de celles que l’on tire de la Cham-pagne . On transporterait encore sur le canal la mine de fer pour la conduire àportée des ruisseaux, où l’on pourrait établir de nouvelles forges. On y voiturera