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Il résulte que les prix, du transport sur la Saône est pour 490 kil., non com-pris les droits pour le bureau, moyennement.14 fr 75 c
Pour les bateaux, ordinaires, tant en montant qu’en descendant. . 10 00Et ce transport ne devrait être, eu égard aux frais, que de. . 1 60
Celte énorme différence ne provient que du défaut de concurrence, surtoutpour la remontée , attendu qu’il remonte rarement un bateau à charge pleine.Lorsqu’on fait remonter un train de bateaux à vide, on y charge quelques mar-chandises , qui ne sont pas même en assez grande quantité pour dédommagerdes frais de remontée; c’est ce qui fait que ce transport est si cher, et comme ilapproche très près du transport par terre, on préfère souvent celte dernière voie.Ainsi ce ne sont pas les droits seuls qui occasionnent cette différence, puisqu’ilsne sont sur les marchandises emballées que de 7 fr. 23 c., et de 1 fr. 90 c. surles blés.
Les entrepreneurs de la navigation sur le canal, en se chargeant de prendreles marchandises à Lyon , et les transportant sur la Saône, et mémo sur la Loire et la Seine jusqu a Paris , pourraient encore faire un bénéfice assez considérablesur cet objet, quand meme ils réduiraient le prix actuel au quart; et l’on conçoitassez que lorsque lecanal du Charolais aura donné lieu à un commerce considé-rable sur la Saône , le transport des 490 kilogrammes de marchandises coûteraau plus 1 fr. 50 c. en descendant, et 3 fr. en remontant, ce qui revient à 5 e.par lieue en descendant, et 10 c. en remontant.
Transport sur la Loire , de Digoin à Briare.
Les bateaux de la Loire portent 59 à 49 miile kilogrammes, et par les basseseaux 12 à 15 mille kilogrammes. En descendant on ne met quelquefois que troisjours, et le plus ordinairement six. On va à la rame et à la voile. Quelquefoison en met quinze, et l’on emploie des hommes pour tirer le bateau au nombrede huit à dix. 11 y a sur chaque bateau deux mariniers, à qui l’on donne 60 fr.à chacun pour le voyage de Digoin à Paris , et un troisième qui va baliser de-vant , et à qui on donne 40 fr. En remontant, on ne met que six à sept jourslorsque le vent est bon : mais lorsqu’on est obligé d’employer des haleurs onmet vingt à vingt-cinq jours. Comme la descente sur la Loire emploie la moitiédu temps du voyage de Digoin à Paris , les frais des mariniers reviennent à 80 fr.Les bateaux s'achètent 250 fr. et se vendent à Paris 60 fr. Les grands bateauxcoûtent 400 fr. et se vendent 260 fr. Ainsi la perte n’est que de 140 à 190 fr.