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Avantage «lu point<te partage «le l.ong-l'entln.
Avantages de la si-tuation du canal re-lativement au com-merce.
celui du canal de Languedoc à 493, et celui de Briare à 136 mètres; ce quiprouve que la Bourgogne est un pays fort élevé entre les deux mers: et l’on saitqu'il pleut davantage dans les pays élevés qu'ailleurs.
On observera encore que dans le même climat il pleut beaucoup plus dansles pays de montagnes que dans la plaine. On a observé en Angleterre que dansles hautes montagnes des provinces dcLancaslre, il tombe, année commune,1,11 mètre d'eau, tandis que dans la plaine il n’en tombe que 35 centimètres.
J’ai remarqué aussi dans les jauges que j’ai faites aux environs de Long-Pendu,que le ruisseau de Marigny, qui prend scs sources dans la montagne du MontSt-Vincent , la plus élevée du pays et opposée directement au vent de la pluie,fournissait au moins un huitième plus d’eau, relativement à l’étendue du terrainqui reçoit les pluies, que le ruisseau de Torcy qui prend scs sources du côtéopposé et dans des montagnes moins élevées.
L’avantage du point de partage placé à l’étang de Long-Pendu provient de laposition singulière de cet étang, qui, quoique sur la chaîne de montagnes quisépare les sources qui se rendent d’une part dans l’Océan et de l’autre dans laMéditerranée, est dans une espèce de gorge pratiquée parla nature dans cettechaîne; cl parce que le sol y est considérablement plus bas que les montagnesvoisines, où tous les ruisseaux prennent leurs sources. On trouve que ce pointde partage est à 242 mètres au-dessous de la montagne du Mont Saint-Vincent ,qui n’en est qu’à une lieue et demie , à 147 mèt. au-dessous de celle de Monl-Cenis, de celle de Nolay et de la source de la Cozanne, et est aussi à 115 mètresau-dessous du seuil de Pouilly où se trouve le point de partage du canal deDijon (1).
J’examinai ensuite quel serait l’avantage de ce projet, par rapport au com-merce du royaume en général, et surtout par rapport à celui de la Bourgogne .
(t) On a vu tjuc les points de partage des canaux de Bourgogne devaient avoir beaucoupplus d’eau que ceux des canaux de Languedoc et de Briare, puisqu’il pleut davantage enBourgogne qu'ailleurs. Mais on peut ajouter à cette raison, qui est commune pour toutes lesparties delà chaîne de montagnes qui traverse la Bourgogne , une autre qui est particulière àcelui du Cliarolais : c’est que les environs de Long-Pendu sont extrêmement garnis de bois etd’étangs, qui sont encore une cause particulière de la formation de la pluie. Ayant fait desexpériences pour recevoir l’eau de pluie auprès de Long-Pendu et à trois lieues au-delà, dansun pays où il y avait peu de bois et aucun étang, j’ai trouvé qu’il était tombé sensiblementune plus grande quantité d’eau au premier endroit qu’au second ; mais les expériences n’ontpu être continuées assez exactement pour connaître en quelle proportion est ette quantité.