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du Charolais . Il déclare ensuite que le point de partage du canal de Long-Penduest de 95 mètres moins élevé au-dessus de la Saône que ne sera le point departage du canal de Pouilly. Il aurait pu ajouter qu'il y aura encore plus dedifférence de l'autre côté, puisqu’elle est de 221 mètres. Il y a même 104 met.de différence du côté de la Saône .
Il rapporte que MM. Pcrronet et de Chézy estiment que les étangs de Long-Pendu ne fourniront que 500 pouces d’eau; que peut-être on pourrait formerdes retenues dans les terrains élevés où l’on rassemblerait des eaux de pluie,mais que l’on n’y connaît pas de sources, et qu’il est à craindre que la naturesablonneuse du terrain ne puisse nuire à la réunion de ces eaux. Il conclutcependant que, si on ne manquait pas d’eau, l’exécution de ce canal pourraitavoir lieu; qu’il ouvrirait, comme celui de Bourgogne , par Pouilly, la commu-nication aux deux mers par la Seine cl la Saône ; qu’il aurait de plus l’avan-tage d’être moitié moins long que celui-ci, d’épargner environ la moitié de ladépense, et de communiquer à la Loire .
Mais il fait ensuite envisager plusieurs inconvénients et plusieurs objections,auxquelles je répondrai après avoir démontré la possibilité actuellement bienreconnue du canal du Charolais.
Depuis ce temps, ayant été chargé, par délibération de MM. les Élus géné-raux des états de Bourgogne , de faire les plans, nivellements et jauges d’uncanal que l’on avait proposé par Àutun , et ensuite ceux du canal du Charolais,je me suis occupé sérieusement de ces deux projets, sur lesquels j’avais déjà faitplusieurs opérations relatives au canal de Long-Pendu. Je jaugeai cinq à sixfois par an, pendant le cours de trois années, toutes les eaux des ruisseaux quel’on pourrait conduire aux différents points de partage de ces canaux, et aprèsavoir fait des nivellements exacts et bien vérifiés de la hauteur de ces sourceset de la pente des rivières que devaient suivre ces canaux, je trouvai que lesétangs des environs de Long-Pendu, qui sont les seules eaux dont parle M. Tho-massin dans ses écrits, pour fournir à la navigation de ce canal, ne faisaientqu’un très petit objet, en comparaison des autres eaux de source qu’on peutamener au point de partage, sans les aller chercher au tiers de la distance oùl’on est obligé de prendre celles du canal de Languedoc , et à la moitié de cellesoù l'on a projeté de prendre les eaux du canal de Dijon ; et que la situation dece point de partage, qui est de 250 à 500 mètres au-dessous des montagnes voi-sines, d’où sortent les sources de quantité de ruisseaux, ne peut laisser aucundoute sur la quantité d’eau que l’on peut se procurer, et démontre sans réplique***- 92