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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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que des autres il faudra mille travailleurs seulement pour cet ouvrage, ce quifera cent soixante-six hommes dans chacun des six ateliers que l’on pourraformer. Ainsi, quand on aurait des troupes, il faudrait au plus deux millehommes, dont la moitié seulement travaillerait, tandis que l’autre moitié sereposerait.

Les ouvrages de maçonnerie, carrières, pavés, etc., montent à i,891,6S6fr.,dont 1,000,706 francs pour la main-d’œuvre. Les maçons gagnent un fr. 50 c.par jour, et ne peuvent travailler à la maçonnerie que deux cents jours par an;mais comme l’hiver ils peuvent tirer la pierre, on comptera qu’ils travaillerontaussi deux cent soixante jours, et que chaque ouvrier gagnerait 2340 francs. Ilen faudra par conséquent quatre cent vingt-sept à quatre cent vingt-huit parjour, ce qui fera soixante-onze par atelier.

Le taillage de la pierre et des moëllons reviendra à307,412 francs, et commeles tailleurs de pierre gagnent 2 francs par jour, il faudra cent cinquante-troismille sept cent six journées de tailleurs de pierre. En travaillant deux centsoixante jours par an, ou cinq cent soixante jours en six ans, il faudra quatre-vingt-dix-sept à quatre-vingt-dix-huit tailleurs de pierres. Tous les autres ou-vrages en charpenterie, ferrure, menuiserie, carrelage, etc. , montent à162,860 francs pour les façons, et, suivant le détail particulier, emploierontcinquante-sept mille trois cent quatre-vingt-trois journées, qui reviennentmoyennement à 2 francs 90 centimes, y compris quelques fournitures, commele charbon des forges, le calfatage, etc. Il ne faudra par conséquent que trente-six à trente-sept ouvriers de celte espèce. Ainsi le total du nombre des ouvriersest de quinze cent soixante-deux, dont plus des deux tiers en manœuvriers. Ilest aisé de voir par ce calcul que ce nombre ne sera pas bien difficile à trouver,sans même avoir besoin de demander des troupes. Le total des voitures monte à1,031,121 francs. On peut compter que chaque cheval reviendra à 3 francs parjour, y compris le conducteur, les harnais et la voiture : ainsi il faudra troiscent quarante-trois mille sept cent sept journées de chevaux, et comme ils peu-vent travailler mille cinq cent soixante jours en six ans, il en faudra chaquejour deux cent vingt à deux cent vingt-un, ce qui fera soixante-dix-sept voi-tures à trois chevaux, ou treize voitures par atelier, sur quoi l’on doit observerque l’on se servira du canal à mesure qu’on le construira pour conduire les ma-tériaux, et que l’on pourra encore épargner sur cet article.

Les maçons et pionniers seront d’autant moins difficiles à trouver, qu’il envient tous les ans une très grande quantité de l’Auvergne , du Vêlai et de la