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par le canal du Charolais, lorsque la Loire est en pleine navigation, pour letransport de Lyon à Paris , elle serait d’un autre côté si fort allongée pour lesmarchandises de Bourgogne , qu’il leur deviendrait totalement inutile, ainsi quepour toutes celles de la haute Loire , parce qu’il y aurait réellement plus d’avan-tage à les transporter par terre de Châlons à Digoin , que de prendre la voie ducanal du Forez, puisque, quand même il n’y aurait pas plus d’écluses d’un côtéque de l’autre, comme il faudrait faire trois fois plus de chemin, le prix dutransport reviendrait au même, puisqu’il n’est sur les canaux à cause des droitsque le tiers de ce qu’il coûte par terre.
4° La haute Loire n’est navigable que trois à quatre mois de l’année en des-cendant, et elle ne l’est presque pas en remontant. Elle est même très périlleuseen descendant, tant par rapport aux rochers dont le fond de la rivière est par-semé ainsi que les bords, que par rapport à sa rapidité qui est aussi considéra-ble dans cette partie que celle du Rhône , et eu égard encore à ses différentsbarrages.
5° Il y a grande apparence que par rapport à ces difficultés on serait obligéde former un canal le long de la Loire depuis l’embouchure du Furand jusqu’auxenvirons de Roanne . Ce canal, de près de dix-sept lieues de longueur, joint àcelui du Forez , ferait une longueur plus grande que celle du canal du Charolais,et, comme il faudrait encore trente écluses sur cette partie, il s’ensuivrait qu’ily aurait presque le triple d’écluses sur cc canal que sur celui du Charolais, àquoi l’on peut ajouter qu’il y a une si grande quantité de petites rivières qui sejettent dans la Loire de ce côté, qu’elles rendraient cette partie de canal trèsdifficile à entretenir, d’autant plus que tous ces ruisseaux et petites rivières sontdes torrents.
0° Mais l’une des objections les plus fortes que l’on fasse contre l’exécution dece canal, et qui semble assez plausible , c’est qu’il est encore problématique quel’on puisse conduire au point de partage une quantité d’eau suffisante pour unebonne navigation : il ne paraît pas, parles mémoires imprimés et manuscrits dontj’ai eu communication, que l’on ait fait des jauges suivies et exactes de ces eaux :on ne parle que de celles du Furand et du Janon , et quoique l’on prenne la pre-mière à trois lieues de sa source, la seconde ne se prend qu’à trois quarts de lieue.
J’ai un mémoire qui paraît être de M. Gcndrier, inspecteur-général des pontset chaussées, dans lequel il n’est fait mention que de quatre sources qui se réu-nissent dans un seul canal, et donnent en été 469 centimètres carrés, et d’uneautre source aussi abondante, ce qui ferait 938 centimètres carrés. Mais,