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comme on ne sait pas la vitesse de ces ruisseaux. on ne peut, sur ce seul ex-posé, connaître leur quantité d’eau, qui doit même être plus grande, car le Fu-rand est une rivière déjà un peu forte à Saint-Étienne , et qui de là peut êtresûrement conduit au point de partage.
7° Si l’on compare l’étendue du terrain sur lequel tombent les eaux de pluiequi forment les sources du Furand et du Janon, qui paraissent être les seulesrivières qui peuvent fournir au point de partage, on trouve que cette étenduen'est que de quatre lieues, et il parait démontré que si l’on ne pouvait recueillirles eaux que d'une pareille étendue, on ne pourrait obtenir qu’une très petitenavigation, puisque les canaux construits actuellement reçoivent les eaux d’uneétendue au moins triple ou quadruple. Celte étendue est au canal du Languedoc de douze lieues et demie, à celui de Briare de vingt-une lieues et demie, à celuide Bourgogne de treize lieues un tiers, et à celui du Charolais de vingt-deux lieues.M. Le Camus, de l’académie des sciences , qui a examiné ce projet sur les lieux,doutait beaucoup qu’il fût possible de rassembler au point départagé une quan-tité d’eau suffisante pour une navigation médiocre. M. Gendrier ne disait riend’assuré en 1754. 11 est vrai qu’il écrivit en 1756 qu’il croyait effectivement queles eaux de la rivière du Janon et la fonte des neiges suffiraient pour celte na-vigation, ce qui néanmoins n’est nullement probable, si l’on n’y joignait pas leFurand, qui est cinq à six fois plus considérable. Il paraît que l’on peut encoreconduire au point de partage quelques ruisseaux, mais en petite quantité, carSaint-Étienne est situé sur une plaine en montagne assez étendue, qui n’estdominée que par la montagne d’où vient le Furand, les rivières voisines pre-nant toutes leurs sources au-dessous de cette plaine, ou derrière des montagnesqui s’opposeraient à ce qu’elles y fussent conduites. On a aussi avancé qu’enpénétrant jusqu’aux plus hautes montagnes du Pila, on avait découvert unequantité de sources considérables, que l’on pouvait amener dans les réservoirsque l’on se proposait de construire dans les gorges du Janon : mais en exami-nant la carte, on voit aisément que l’on ne pourrait amener aucune des sourcesqui naissent aux environs de Pila, si ce n’est celles qui forment la petite rivièredu Jarcet, voisines de celles du Furand, et il paraît que l’on éprouverait beau-coup de difficultés pour les conduire au point de partage : mais, quand mêmeon pourrait le faire, ce ne serait jamais que pour les sources les plus élevées,et il n’y a pas apparence que l’on en pût amener une grande quantité, puisquela superficie du terrain sur laquelle tombent les eaux qui forment ces sourcesrçe serait au plus que de deux lieues et demie,