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avait trouve beaucoup de diflicultés qui se rencontreraient les mêmes dans lecours de ce canal, parce qu’il se trouve partout dans un vallon très serré, oul’on aurait des précautions continuelles à prendre contre un torrent impétueuxqui tend à détruire ses berges et même les murs qu’il faudrait lui opposer pourle séparer du canal.
En supposant qu'il n’y eût dans ce canal aucun ouvrage extraordinaire, etqu'il fût fait dans le genre du canal du Charolais, on trouve que, eu égard aunombre d’écluses qui est à celui des écluses du canal du Forez comme 5 est à 2,si le canal du Charolais doit coûter six millions, celui-ci coûterait dix à onzemillions, et peut-être douze à quatorze, eu égard aux ouvrages extraordinairesque l’on serait certainement obligé de faire. Si à cela on ajoute qu’il faudraittrès probablement faire encore un canal le long de la Loire, on voit que la tota-lité doit être estimée au moins vingt millions, c’est-à-dire, deux fois et demie deplus que le canal du Charolais.
11 faut même observer que la partie de canal qui est faite actuellement ne de-vrait être que d’une faible considération pour engager à continuer ce canal jus-qu’à la Loire, puisque, si l’on voulait compléter absolument cette communication,il faudrait y faire encore plusieurs ouvrages, d’abord pour l’élargir beaucoup dansdes parties où il ne peut passer qu’un bateau, ce qui ne serait cependant guèrepraticable dans des endroits où l’on a adossé le canal à des rochers coupé à pic,et où on l’a soutenu de l’autre côté par des murs. Dans la plupart des autresendroits, comme il est encaissé dans des levées, il faudrait les reculer, et fairepresque le même ouvrage que s’il n’y avait rien de fait. Il faudrait aussi y fairedes aquéducs et des contrefossés, dont le défaut doit rendre l’entretien plus dis-pendieux qu’il ne serait réellement, si l’on avait d’abord fait tous les ouvragesconvenables.
Le projet du canal du Forez a été imaginé par un homme qui avait de grandesvues, mais qui n’était pas suffisamment instruit dans cette partie. Il y a cepen-dant apparence que les plans et nivellements sont justes; mais, en examinantles détails, on voit qu’en général il y aurait eu bien des fautes à corriger. Parexemple, on ne sait pourquoi on fait traverser quinze fois au canal les rivièresde Furand, de Janon ou du Giez : on sait assez combien il y a d’inconvénientà laisser entrer les rivières et même les ruisseaux dans un canal, ou combien ilen coûte pour faire des aquéducs, pour les faire passer aussi souvent sous lecanal. On ne voit pas non plus beaucoup d’intelligence dans la prise des eaux •et dans le fait lorsqu’on examine avec attention le local où ce canal serait placé,