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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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point de partage, mais que lon nen a pas fait la recherche, et que lon ny con-naît pas de sources; que dailleurs M. Thomassin navait point donné de devisni de detail, quil navait point indiqué le mesurage des eaux quil comptait ras-sembler ; que cependant, si lon ne manquait pas deau au point de partage, lexé-cution de cc canal pourrait avoir lieu; quil ouvrirait, ainsi que celui dePouilly,la communication des deux mers ; qu'il aurait de plus lavantage dêtre moinslong, dépargner environ la moitié de la dépense, mais qu'il aurait dun autrecôté plusieurs inconvénients auxquels ce dernier ne serait pas exposé; que lesprincipaux de ccs inconvénients sont quaprès avoir traversé le canal du Charo-lais il faudrait, pour communiquer avec la Seine , passer par le canal de Briare, les vices de construction faisant perdre beaucoup deau, empêcheraient quilne pût donner passage à un plus grand nombre de bateaux quil nen passeactuellement ; que la navigation de la Loire est assez libre en tout temps, depuisDigoin à Briare, mais quelle est pénible et dispendieuse pour la remontée, etquen été les bateaux pour la descente ne peuvent porter que do à 20 mille kilo-grammes, parce quil y a des endroits la Loire na que 27 centimètres deprofondeur ; que les droits des canaux et la difficulté de la remontée obligeaientles marchands à vendre à Paris leurs bateaux, sur lesquels ils faisaient une perleconsidérable ; que cet inconvénient serait cependant commun au canal parDijon , parce que le commerce de Paris à Lyon sera toujours beaucoup moindreque celui de Lyon à Paris ; quil y aurait à craindre que lon ne suivit toujoursla voie par terre de Lyon à Boanne, pour la plupart des marchandises, puisquilny aurait que 5,7a fr. de bénéfice par 490 kilogrammes, quand même on ôteraitles droits sur la Saône , et quen les laissant subsister le bénéfice serait nul; quecependant cc canal serait utile pour les marchandises de la Franche-Comté et lesvins du Charolais et du Maçonnais, mais que ce commerce ne paraît pas dunetrès grande utilité, et que par toutes ces raisons on ne croit pas quil conviennede construire ce canal.

A légard du canal par Dijon , on convient aussi que, pour qu'il fût utile, ilfaudrait supprimer les droits sur la Saône ; mais en opérant cette suppressionMM. Perronel et de Chézv croient quil serait plus à propos de faire ce canal quecelui du Charolais.

Après la visite de MM. Perronet et de Chézy, M. Laurent fut aussi envoyé ,en 4772, en Bourgogne , pour faire un nouvel examen du canal passant parDijon ; et comme il avait déjà fait le projet dun canal souterrain en Picardie, iltrouva quen faisant aussi un canal souterrain de 4 à 5 lieues de longueur, depuis